soixante-huit

Il y a cinquante ans, le mouvement protestataire de Mai 68 retournait les rues de Paris, de Nanterre, et les esprits de la France entière. En lien avec un vaste mouvement de contestation international, il transformait profondément la société française.

50 ans après, plusieurs institutions culturelles interrogent l’histoire et l’héritage de Mai 68 à travers des rencontres, des expositions, des ouvertures d’archives, des ateliers participatifs, du théâtre, de la musique, des débats, des interventions inédites.

Fédérant le programme de plusieurs partenaires culturels, à Paris et en Ile-de-France, ce site partage avec le public le plus large toute la richesse et la diversité de ces hommages.

FR EN
Université
Paris Nanterre
L’UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE MARQUERA CETTE ANNÉE LES 50 ANS DES « ÉVÉNEMENTS » EN CÉLÉBRANT, DÉCLINANT, RÉINVENTANT L’ESPRIT DE 68, TOUT AU LONG DE SON ANNÉE THÉMATIQUE 1968-2018 : PROP’OSONS !
Riche de ses 34 000 étudiants et forte de son identité en sciences humaines et sociales, l’Université Paris Nanterre choisit de reposer in situ les questions de l’imagination au pouvoir et des articulations entre art et politique, en impliquant toute sa communauté dans plusieurs moments forts de créations et de rencontres. Entre janvier et octobre 2018, le campus s’ouvrira au plus large public et accueillera de nombreux invités pour différentes journées où se croiseront débats et manifestations artistiques. Echanges, performances et projections seront l’occasion d’élargir 68 dans le temps et l’espace, et réinterrogeront notre rapport à la cité, au travail, à la politique, à l’art, au collectif, sous l’angle de la jeunesse et des croisements générationnels.

Adresse
200 avenue de la République
92001 Nanterre Cedex


PROGRAMME
Jeudi 25 janvier, 17h00
La nuit des idées
Le 25 janvier 2018, le campus de l’Université Paris Nanterre organisera un ensemble de manifestations artistiques et de débats ouverts au plus large public et accueillera de nombreux invités.

Jeudi 22 mars, 09h00
Printemps des utopies et des libertés
Après un 2ème événement officiel couronné de succès "la nuit des idées", notre grande année thématique "Prop'osons" se poursuit à la date hautement symbolique du 22 mars 2018.

Jeudi 22 mars, 11h45
Nous sommes tous des juifs allemands - 1968-2018 : grandeur et décadence du cosmopolitisme
Débat animé par Raphaël Glucksmann et organisé en partenariat avec le Nouveau Magazine littéraire. Avec Réjane Sénac, Camille Louis et Patrick Chamoiseau et des étudiants

Jeudi 22 mars, 14h30
Nanterre des utopies et libertés #1 – « Nous sommes toutes des universitaires turques »
Débat animé par Sylvain Bourmeau (AOC), Pascale Laborier et Emmanuel Wallon. Ouverture par le président Jean-François Balaudé.

Jeudi 22 mars, 18h00
Émission RTL soir de Marc Olivier Fogiel en Live
Avec R. Glucksmann (directeur du Nouveau magazine littéraire), A. Duhamel (journaliste politique), S. July (cofondateur de Libération), ainsi que J-P Le Goff, Clémentine Autain, députée LFI

Vendredi 4 mai, 09h00
Global 68 | Solidarity in Alliances and Global History
Conférences organisée par Françoise Vergès (FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, University of London) et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre)

ALLER VERS L'AGENDA
Nanterre-
Amandiers
D’AVRIL À MAI 2018, LE CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL NANTERRE-AMANDIERS CÉLÈBRE À SA MANIÈRE LE 50e ANNIVERSAIRE DE MAI 68, INVITANT DES CRÉATIONS ARTISTIQUES DONT LE POINT COMMUN EST DE DÉFRICHER DES TERRITOIRES UTOPIQUES.
À rebours de toute commémoration nostalgique, « Mondes possibles » interroge les utopies de mai 68 et rassemble des créations d’artistes et penseurs européens. Tandis que certains projets revisitent l’héritage contestataire et libertaire des événements, d’autres échafaudent, de manière plus prospective, des mondes possibles pour les temps à venir.
Installations, spectacles en plein air, portrait de la ville de Nanterre, abécédaire philosophique, conférence théâtrale, concert, films, ou pièce chorégraphique, tous viennent poser la question de l’être ensemble.
En partenariat avec le Centre Culturel Suisse de Paris (Festival Extra Ball), l’Université Paris-Nanterre (Global 68), et le CNAP.


Adresse
Centre dramatique national
7, avenue Pablo-Picasso
92022 Nanterre Cedex


PROGRAMME
Samedi 7 avril, 12h00
FOOFWA D'IMOBILITÉ - DANCEWALK - MAI 2068
À l’occasion de Mondes possibles, Foofwa d’Imobilité lance le projet fou d’une « dancewalk » entre le Centre Culturel Suisse, situé au centre de Paris, et le théâtre Nanterre-Amandiers…

Samedi 7 avril, 18h00
ROMAN SIGNER - BETT
Roman Signer invente pour "Mondes possibles" une nouvelle performance.

Jeudi 3 mai, 20h00
SOLIDARITÉ ET ALLIANCES - RENCONTRE AVEC ANGELA DAVIS & TARIQ ALI
Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker.

5 et 12 mai
PASCALE MURTIN - ÉPARPILLER / CONCERT DISPERSÉ
Un concert dispersé dans la nature dont aucun des auditeurs n’a la même perception. Le spectateur est invité à se déplacer librement pour écouter une succession de duos, trios, ou quatuors vocaux.

12 et 13 mai
MASSIMO FURLAN & CLAIRE DE RIBAUPIERRE - LES HÉROS DE LA PENSÉE
Pendant 26h "Les Héros de la pensée" met en jeu la forme de l’abécédaire et la question de la pensée en mouvement, de la collectivité et du collectif, sans oublier la question de l’alcool…

4 - 13 mai
SANJA MITROVIĆ - MY REVOLUTION IS BETTER THAN YOURS
Puisant dans des archives et des témoignages venus de différents pays, Sanja Mitrović travaille sur la distance entre l’ampleur de l’expérience vécue et l’amnésie historique qui couvre Mai 68..

Samedi 19 mai, 10h00
LANCELOT HAMELIN & DUNCAN EVENNOU - ASSEMBLÉE DE RÊVES / THE LIGHT HOUSE PROJECT
Depuis 2014, Lancelot Hamelin et Duncan Evennou arpentent les rues de la ville de Nanterre pour recueillir des récits de rêves.

19 et 20 mai
ATELIERS DE POLITIQUES TERRIENNES
Bruno Latour, Frédérique Aït Touati, Emanuele Coccia, Jean-Michel Frodon, Donato Ricci et les étudiants de SPEAP

18 - 20 mai
SARAH VANHEE / CAMPO - UNFORETOLD
Dans Unforetold l’artiste belge Sarah Vanhee imagine un espace où plusieurs enfants âgés de neuf à onze ans réfléchissent ensemble.

7 avril - 25 mai
LES FRÈRES CHAPUISAT - LE VILLAGE HOODOO (INSTALLATION MONUMENTALE)
Les frères Chapuisat sont connus pour leurs installations éphémères, ils sont invités pour Mondes possibles à concevoir une grande installation spécifique pour le théâtre Nanterre-Amandiers.

4 - 26 mai
GWENAËL MORIN - RE-PARADISE (D’APRÈS LE LIVING THEATER)
Le metteur en scène et directeur du Théâtre du Point du Jour à Lyon, Gwenaël Morin, revisite pour Mondes possibles le spectacle Paradise Now de la troupe américaine The Living Theater, créé en 1968

7 avril - 27 mai
COLLECTIF KOM.POST - OCCUPONS !
Pendant plusieurs mois, le collectif kom.post a rencontré les habitants de Nanterre mais aussi ses fantômes et présences oubliées.

ALLER VERS L'AGENDA
Cité de l’architecture & du patrimoine
« MAI 68. L’ARCHITECTURE AUSSI ! »
1968, RÉVOLTE ÉTUDIANTE, SYNDICALE, SOCIALE ET ARTISTIQUE, DE LA MANIÈRE DE PENSER OU DE FAIRE DES VILLES, DE VIVRE TOUT SIMPLEMENT.
ENSEIGNER ET FAIRE DE L’ARCHITECTURE AUTREMENT.
La Cité de l’architecture & du patrimoine, propose à ses visiteurs une diversité culturelle exceptionnelle, en un lieu unique, sur 22 000 m2 au cœur de Paris.
Du renouvellement urbain à la revitalisation du patrimoine, la question de la ville préoccupe chaque jour davantage nos contemporains. Établissement public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, la Cité se propose d’être un grand centre de diffusion de la connaissance pour tout ce qui touche à la qualité de l’architecture, à la valorisation du patrimoine et à la préservation de l’environnement urbain. S’adressant aussi bien au grand public qu’à des acteurs plus spécialisés, la programmation est diversifiée : expositions permanentes et temporaires, enseignements et ateliers, colloques, débats, projections...
Aux spécialistes des domaines de l’architecture et de la ville, la Cité offre les enseignements dispensés par l’École de Chaillot, une bibliothèque et un centre d’archives.

Adresse
Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro
75016 Paris 16


PROGRAMME
15 et 16 mai
Les années 68 et la formation des architectes. Perspectives internationales
Les années 68 et la formation des architectes. Perspectives internationales

Jeudi 24 mai, 19h00
Images/Cité. Autour de Mai 68 #1 - Claude Dityvon (1937-2008) et Jean-Claude Gautrand, avec Bernard Descamps
Gautrand et Dityvon photographient les rues en effervescence, les murs et leurs messages révolutionnaires. Ils se passionnent aussi pour le contexte social, architectural et urbain de l’époque.

Mercredi 6 juin, 19h00
Images/Cité. Autour de Mai 68 #2 - Jacques Windenberger et Jean Pottier
En 68, Pottier et Windenberger réalisent un diaporama de 200 photographies qui circulera pour être projeté dans des cercles citoyens. L’habitat et les grands ensembles font partie des thèmes retenus.

16 mai - 17 septembre
Mai 68. L’architecture aussi !
L’exposition Mai 68. L’architecture aussi invite à revisiter cette vingtaine d’années (1962-1984) qui vit le renouvellement de l’enseignement accompagner celui de l’architecture, l’urbanisme.

ALLER VERS L'AGENDA
Beaux-Arts
de Paris
FRUIT DES REGARDS CROISÉS DE DEUX DISCIPLINES SOUVENT OPPOSÉES, L’HISTOIRE DE L’ART ET L’HISTOIRE, L’EXPOSITION « IMAGES EN LUTTE » PROPOSE UNE LECTURE DOCUMENTÉE DE CE MOMENT PARTICULIER DE L’HISTOIRE CONTEMPORAINE, LES ANNÉES 1968-1974, OÙ L’ART ET LE POLITIQUE, LA CRÉATION ET LES LUTTES SOCIALES ET POLITIQUES FURENT INTIMEMENT MÊLÉS.
Les Beaux-Arts de Paris sont tout à la fois un lieu de formation et d’expérimentations artistiques, un lieu d’exposition et de conservation de collections historiques et contemporaines et une maison d’édition. L’École a pour mission l’enseignement des arts plastiques, la conservation et la diffusion de son patrimoine artistique. Établissement public administratif sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication, elle forme en cinq ans des étudiants se destinant à la création artistique de haut niveau. Héritiers des collections des Académies royales, Les Beaux-Arts de Paris dispose d’un fonds de plus de 450 000 œuvres dont elle assure la présentation au public au travers d’expositions et de prêts. Elle occupe un vaste ensemble architectural de deux hectares, classé monument historique.

Adresse
Palais des Beaux-Arts
13 quai Malaquais
75006 Paris


PROGRAMME
12 - 20 mai
IMAGES EN LUTTE - Evénements associés
Du 12 au 20 mai, se succéderont en dialogue avec une jeune génération d’artistes, un salon, des performances, des conférences ainsi qu’une exposition d’affiches dans l’espace public

21 février - 20 mai
IMAGES EN LUTTE
LA CULTURE VISUELLE DE L’EXTRÊME GAUCHE EN FRANCE (1968-1974)

ALLER VERS L'AGENDA
Centre
Pompidou
« MAI 68 – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE » EST UNE MANIFESTATION VIVANTE QUI CÉLÈBRE ET INTERROGE LA CONTEMPORANÉITÉ DE MAI 68, EN ACCÈS LIBRE PENDANT TROIS SEMAINES DANS LE FORUM -1 DU CENTRE POMPIDOU.
Doté d’une architecture emblématique conçue par Renzo Piano et Richard Rogers, le Centre Pompidou a été inauguré en 1977. Il réunit en un lieu unique l’un des plus importants musées au monde possédant la première collection d’art moderne et contemporain d’Europe, des salles de cinéma et de spectacles, des espaces d’activités éducatives, une bibliothèque de recherche sur l’art des 20e et 21e siècles. Il est associé à une bibliothèque de lecture publique et à un institut de recherche musicale (Ircam).
Plateforme d’échanges entre la société et la création contemporaine, le Centre Pompidou est un lieu populaire, qui reçoit plus de 3 millions de visiteurs chaque année, et dont la mission est de s’adresser à un public toujours plus large pour lui offrir les clés d’accès à la création contemporaine la plus récente et active, en nouant des liens étroits avec les artistes.

Adresse
Place Georges Pompidou
75004 Paris


PROGRAMME
2 et 3 mai
Alex Martinis Roe : "To Become Two"
L’artiste Alex Martinis Roe questionne et réactive les théories féministes des années 1960 et 1970, à travers son travail "To Become Two".

1 février - 14 mai
Mai 68 en théorie
Un « séminaire du soir » en 6 séances organisé par Patrice Maniglier (MCF Philosophie Nanterre) et Laurent Jeanpierre (Professeur de Science Politique à Paris 8) sur les enjeux théoriques de Mai 68.

30 avril - 18 mai
Pour une histoire des années 68
Un cycle de 12 mini-conférences d’historiens sur les années 68, une proposition de Philippe Artières, directeur de recherche au CNRS.

2 - 19 mai
AG en soirée
Tous les soirs, le Centre Pompidou propose une série de débats, conférences, lectures et projections pour aborder Mai 68 depuis notre présent, et susciter de nouveaux dialogues.

28 avril - 20 mai
Mai 68 - Assemblée Générale
Mai 68 - Assemblée Générale, c’est l’occupation permanente du forum -1 sur plus de trois semaines, sous forme d’expositions de débats, de performances, projections et ateliers, en entrée libre.

ALLER VERS L'AGENDA
Archives
nationales
À L’OCCASION DU 50e ANNIVERSAIRE DE 68, LES ARCHIVES NATIONALES ORGANISENT UNE EXPOSITION PRÉSENTANT LES ÉVÉNEMENTS DE MAI-JUIN 1968 VUS PAR LE POUVOIR EN PLACE.

Une institution citoyenne au service de la mémoire collective.
Collecter, conserver, communiquer, faire comprendre et mettre en valeur leurs fonds, favoriser l’apprentissage de la citoyenneté auprès des jeunes publics sont les missions fondamentales des Archives nationales.

Créées pendant la Révolution française, les Archives nationales conservent les archives publiques des différents régimes politiques du VIIe siècle jusqu’à nos jours, ainsi que les minutes des notaires parisiens et des fonds d’archives privées.
Avec la loi du 7 messidor an II (27 juin 1794), l’accès gratuit aux archives de l’État est établi comme une garantie du régime démocratique et de la transparence de l’État. Ce sont près de 350 kilomètres linéaires d’archives sur tous supports, qui sont conservés, ainsi que des millions de fichiers nativement numériques.

Parmi ces documents, certains symbolisent des étapes majeures de l’histoire de France : les papyri mérovingiens, le procès des Templiers, le journal de Louis XVI, le serment du Jeu de paume, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le testament de Napoléon, les Constitutions successives de la France, ou encore le premier recensement numérique de la population en 1962.



Adresse
Site de Paris
60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris

Site de Pierrefitte-sur-Seine
59, rue Guynemer
93383 Pierrefitte-sur-Seine


PROGRAMME
3 mai - 17 septembre
68, Les archives du pouvoir
Les événements de mai-juin 1968 vus par le pouvoir en place.

24 mai - 22 septembre
68, les archives du pouvoir
Exposition sur le site de Pierrefitte-sur-Seine du 24 mai au 22 septembre 2018

ALLER VERS L'AGENDA
Bibliothèque
nationale de France
50 ANS APRÈS LES ÉVÉNEMENTS DE MAI-JUIN 1968, L’EXPOSITION « ICÔNES DE MAI 68 : LES IMAGES ONT UNE HISTOIRE » REVIENT SUR LA CONSTRUCTION MÉDIATIQUE DE NOTRE MÉMOIRE VISUELLE COLLECTIVE.

La Bibliothèque nationale de France est une des plus anciennes et des plus vastes bibliothèques au monde. Elle accueille le public sur quatre sites à Paris et fait vivre ses collections à travers une riche programmation culturelle.

La BnF rassemble la mémoire du patrimoine national, le conserve et le fait connaître. Ses collections, issues du dépôt légal et d’une politique active d’acquisitions, sont uniques au monde : quinze millions de livres et de revues, mais aussi des manuscrits, estampes, photographies, cartes et plans, partitions, monnaies, médailles, documents sonores, vidéos, multimédia, décors, costumes… en accroissement constant. Toutes les disciplines intellectuelles, artistiques et scientifiques sont représentées dans un esprit encyclopédique. Ses espaces physiques sont fréquentés chaque année par plus d'un million de visiteurs. Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, donne accès gratuitement à plus de quatre millions de documents.



Adresse
BnF | François-Mitterrand
Quai François-Mauriac,
75013 Paris


PROGRAMME
Jeudi 17 mai, 09h30
Journée d'étude "Les mondes de 68"
Une journée autour de l'exposition de la BnF "Icônes de Mai 68" et à l'occasion des cinquante ans de Mai 68.

Samedi 16 juin, 15h00
Rencontres passage des témoins
Dialogues entre des acteurs ou des grands témoins de 68 avec des artistes et des créateurs

17 avril - 26 août
Icônes de Mai 68. Les images ont une histoire
50 ans après Mai 68, l'exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective.

ALLER VERS L'AGENDA
La Cinémathèque
française
VÉRITABLE CARREFOUR DES CINÉPHILIES, MUSÉE VIVANT DU CINÉMA, LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE REVISITE MAI 68 À TRAVERS UNE GRANDE EXPOSITION CONSACRÉE À CHRIS MARKER ET LA REPRODUCTION GRANDEUR NATURE DE LA TOUTE PREMIÈRE QUINZAINE DES RÉALISATEURS EN MAI 69.
En 1936, Henri Langlois, personnage visionnaire, crée La Cinémathèque française afin de sauver de la destruction les films, costumes, décors, affiches et autres trésors du cinéma. Il est alors le premier à considérer le cinéma comme un art à conserver, restaurer et montrer.
Huit décennies plus tard, dans un bâtiment résolument contemporain, entièrement dédié au 7e art, La Cinémathèque française dévoile plus que jamais le cinéma de manière unique grâce à une des plus belle collections au monde sur le cinéma et à ses nombreuses activités :
Des expositions autour de personnalités majeures ou de grands moments de l’histoire du cinéma (Tim Burton, Metropolis, Lanternes magiques, Pedro Almodovar, François Truffaut, Jacques Tati, Stanley Kubrick, Scorsese,...), des films et conférences (40 films par semaine, 4 salles de cinéma), une Bibliothèque du Film (22 500 ouvrages, 500 revues spécialisées, 23 000 affiches, 12 000 films...), des collections (40 000 films, 3 000 costumes, 23 000 affiches, 14 500 dessins, 2 300 objets…), un Musée du cinéma, des activités pour le jeune public et une Librairie.

Adresse
51 rue de Bercy
75012 Paris


PROGRAMME
28 mars - 15 avril
Édition 1969 de la Quinzaine des Réalisateurs
La reproduction grandeur nature de la toute première Quinzaine des Réalisateurs en mai 69, avec la quasi intégralité des films qui y furent présentés. Rétrospective du 28 mars au 15 avril 2018.

2 mai - 29 juillet
Exposition Chris Marker
Voyage original et inédit dans l’œuvre de ce créateur engagé, explorateur infatigable de la planète, du temps et des moyens d’expression ; l'activiste, l'homme des collectifs, le monteur.

ALLER VERS L'AGENDA

Université
Paris
Nanterre
Nanterre-Amandiers
Cité
de l’architecture
& du patrimoine
Beaux‑Arts
de Paris
Centre
Pompidou
Archives
nationales
Bibliothèque
nationale
de France
La Cinémathèque
française

Agenda

Trier par :

Jeudi 25 janvier

LA NUIT DES IDÉES

Université Paris Nanterre

Performance/Spectacle


La nuit des idées, c'est quoi ?

L’université Paris Nanterre marquera cette année les 50 ans des « événements » en célébrant, déclinant, réinventant « l’esprit de 68 », dans le cadre de son année thématique. Riche de ses 34 000 étudiants et forte de son identité en sciences humaines et sociales, elle choisit de reposer in situ la question de l’imagination au pouvoir, en impliquant toute sa communauté dans une nuit de création/s et de rencontres :

« Imaginons autrement ! De l’art à la politique, et retour »

. Le 25 janvier 2018, de 17h à 23h30, le campus de l’Université Paris Nanterre organisera un ensemble de manifestations artistiques et de débats ouverts au plus large public et accueillera de nombreux invités.

Le Street art, si présent dans nos rues aujourd’hui, est né du mouvement contestataire de mai 68, véritable laboratoire de création artistique (collages, pochoirs, tags) mêlant slogans et images percutantes. À partir de 17 heures, débutera « Sous le Street Art, le Louvre 1968-2018 », manifestation en partenariat avec le Musée du Louvre, au cours de laquelle la jeune génération du street art français investira les murs de l’université pour réinterpréter des œuvres célèbres. Huit œuvres pérennes seront ainsi créées sous les yeux du public, transformant le campus en une vaste scène artistique à ciel ouvert, dans une ambiance festive et musicale.

Les débats « Imaginons autrement… » qui suivront feront alterner échanges, performances et projections pour réinterroger aujourd’hui notre rapport à la cité, au travail, à la politique, à la création artistique. La programmation s’achèvera par un concert de pop rock psychédélique actuelle.

Programme

Parallèlement à la Maison de l’Etudiant en continu sur toute la soirée :

De 17h à 22h, animation DJs à la Maison de l’étudiant, par l’association étudiante Lames de fond.

En continu toute la soirée devant le bâtiment L, en partenariat avec Arte Radio pour l’opération internationale « Les idées de la nuit », le Studiomobile interrogera les visiteurs et captera ses pastilles sonores.

De 21h à 21h40, sur la mezzanine du hall du bâtiment Paul Ricoeur (L), studio radio éphémère : « L’imagination au pouvoir », émission animée par les journalistes Catherine Portaluppi (Radio Agora Nanterre) et Anne Soëtemondt (RFI) et les étudiants du master 2 journalisme culturel (Humanités et Industries créatives).

Une soirée de débats et de performances :

En continu dans le hall et au premier étage du bâtiment L, les performances « Du droit à la voix publique », « Liberté garantie !», « Homme seul au mégaphone », « projections », « Gilles Anyone »

• 18h-22h45 : Débats et performance au Théâtre Bernard-Marie Koltès

(bâtiment Paul Ricoeur)

• 18h-18h45: Débat « Travailler autrement : des rêves de Mai 68 au numérique de 2018 » avec Ingrid Garnier, Béatrice Bellini, Antoine Fortune et Samira Ayad

• 18h45 : performance « Georges Kaplan 1 »

• 19h-19h45 : Débat « 68 et la Cité » avec Dominique Viart, Pierre Hyppolite, Claude Eveno, Jean-Pierre Le Dantec, Roland Castro et des étudiants

• 19h45 : performance « Nanterre La folie »

• 20h-20h45 : Débat penser, imaginer la politique autrement avec Martin Hirsch en visio conférence depuis Tunis, Emmanuel Laurentin, Jean-François Balaudé, André Gattolin et des étudiants

• 20h45 : performance « Des ordres/désordre »

• 21h-21h45 : Débat Situationnisme « Arts et politiques » avec Christian Biet, Clare Finburgh, Carl Lavery, Cristina De Simone, Martin Mendiharat et des étudiants de théâtre

• 21h45 : performance « Georges Kaplan 2 »

• 22h 22h45 : Débat sur la création artistique : avec Thierry Dufrêne, les street artists présents sur le campus, Cyrille Gouyette, Dominique Aris, Chaima Ben Hadj, Chloé Collin et Hélisenne Lestringant

• 22h45-23h45 : Concert de « Thee Maximators » en salle Pierre Reverdy dans le bâtiment Paul Ricoeur (L) sur une proposition de l’association étudiante « Hypothémuse » (Les Marmites artistiques)

En continu Points de vente de boissons et restauration rapide (foodtrucks) devant La Maison de l’Étudiant et le Bâtiment Paul Ricoeur (L)

Liste des intervenants

• Dominique Aris, responsable de la Direction Générale de la Création Artistique, ministère de la Culture

• Samira Ayad, étudiante en Master 2 de Psychologie du Travail et des Ressources Humaines.

• Jean-François Balaudé, professeur de philosophie, président de l’université Paris Nanterre

• Léonard Barbier-Hourdin, auteur-réalisateur

• Béatrice Bellini, directrice du département des Sciences de Gestion et enseignante chercheuse à l’université Paris Nanterre

• Lionel Belluteau, photographe

• Chaima Ben Hadj, doctorante en histoire de l’art à l’université Paris Nanterre

• Christian Biet, professeur d'histoire et esthétique du théâtre à l'université de Paris Nanterre

• Roland Castro, architecte et militant politique, a participé à la consultation sur le « Grand Paris »

• C215, artiste urbain pochoiriste

• Chloé Collin, étudiante en droit et en master d’histoire de l‘art à l’université Paris Nanterre

• Cristina De Simone, maîtresse de conférence en histoire de l’art à l’université de Caen

• Thierry Dufrêne, professeur d'histoire de l'art contemporain, directeur du Centre de Recherche en Histoire de l'Art et Histoire des Représentations à l'université Paris Nanterre

• Antoine Fortune, gérant de la société AMILIFE, spécialisée dans le domaine de la réalité virtuelle

• Ingrid Garnier, psychologue du travail et ergonome, consultante chez Addhoc Conseil

• André Gattolin, sénateur des Hauts de Seine

• Claude Eveno, urbaniste et réalisateur, auteur de « Revoir Paris »

• Clare Finburgh, Goldsmith University of London

• Cyrille Gouyette, responsable de l’unité Education artistique au musée du Louvre

• Mathieu Grégoire, Enseignant, chercheur en sociologie à l’université Paris Nanterre

• Groupe GGK, artistes activistes (université de Caen)

• Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris en duplex depuis Tunis

• Pierre Hippolyte, maître de conférences en littérature française à l’université Paris Nanterre

• Kouka, artiste peintre

• Carl Lavery, university of Glasgow

• Emmanuel Laurentin, journaliste à France culture

• Jean-Pierre Le Dantec, écrivain et architecte-urbaniste

• Hélisenne Lestringant, doctorante en études théâtrales à l’université Paris Nanterre, performeuse et coordinatrice du projet site specific « Tout a commencé là »

• Levalet, artiste de street art

• Madame, artiste de street art et collage urbain

• Martin Mendiharat, étudiant en master d’études théâtrales à l‘université Paris Nanterre.

• Monkey Bird, duo de street artistes

• Philippe Quesne, auteur dramatique, metteur en scène et scénographe, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers (sous réserve)

• Catherine Portaluppi, journaliste, radio Agora Nanterre

• Sabine Quiriconi, maîtresse de conférence en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Sylvie Robic, maîtresse de conférences en littérature française à l’université Paris Nanterre

• Isabelle Rivoal, chercheuse au CNRS, Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris Nanterre

• Roti, peintre, tailleur de pierre, sculpteur, tatoueur, lithographe

• Marielle Silhouette, professeur en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Anne Soetemondt, journaliste à RFI

• Thee Maximators, duo Psyché Grunge

• Christophe Triau, professeur en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Dominique Viart, essayiste, critique et professeur de Littérature française à l’université Paris Nanterre

Tous les collectifs d’étudiants de l’université Paris Nanterre accompagnateurs et médiateurs de La Nuit des idées : les étudiants en masters d’histoire de l’art, journalisme culturel, scénographie, psychologie du travail et ergonomie / les associations Lame de fond, Hypothémuse (Les Marmites artistiques), Le Phare Ouest / Le collectif d’étudiants performeurs du site specific « Tout a commencé là »

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

Mercredi 21 mars

1968 - 2018 | LANCEMENT DU NUMÉRO 10 DE LA REVUE SOCIO

Fondation Maison des sciences de l'homme / Raspail

Colloque/Conférence/Débat


À l’occasion de la parution du n°10 de la revue Socio, Daniel Cohn-Bendit, Alain Geismar, Edgar Morin, Alain Touraine et Michel Wieviorka se retrouvent le 21 mars – veille du 22 ! – à la Fondation Maison des sciences de l’homme pour parler du passé, du présent et de l’avenir.

Cléa Chakraverty et Thomas Hofnung, journalistes à The Conversation, rubrique Politique et Société, animeront cette rencontre qui laissera une large place aux échanges avec le public.

Que reste-t-il de Mai 68 ?

Dédié aux 50 ans de Mai 68, « 1968 – 2018 », le n° 10 de la revue Socio, revient sur l'importance qu'a revêtue le mouvement de Mai, à chaud, mais aussi au fil des cinquante années qui viennent de s'écouler, dans une perspective largement internationale et globale. Dans ce dossier préparé par Michel Wieviorka : un débat, le premier jamais publié, entre Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar, des analyses d’Edgar Morin, Élisabeth Roudinesco, Alain Touraine, Denis Pelletier et un retour inédit sur des expériences étrangères avec Karol Modzelevski (Pologne), Sergio Zermeño (Mexique) et Omar Gueye (Sénégal).

Découvrez le dossier !

En partenariat avec la revue Socio, The Conversation France publie une série d'articles, des éclairages permettant de mesurer l’impact contrasté de Mai 68 sur les plans politique, social et culturel.

TARIFS
Sur incription

Jeudi 22 mars

PRINTEMPS DES UTOPIES ET DES LIBERTÉS

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


9H30- 11H15

Hall du Bâtiment Pierre grappin (B)Ouvert à tous

LANCEMENT DE LA JOURNEE

Petit déjeuner ouvert à tous, lancement par le Président de l’Université, Jean-François Balaudé et les Vices-Présidentes coordinatrice de l’année thématique « Prop’Osons ».

Installations plastiques et sonores In situ :

Le plasticien Ivan Messac reconstitue une ouvre plastique murale qu'il avait créée en 1968 sur les murs de l'Université. www.ivanmessac.com

Patrice Louis, dévoile une archive sonore exclusive du 22 mars 1969 qui retranscrit les débats des étudiants juste avant leur décision de bloquer le conseil d'administration de l'université le 22 mars 1968

11h30-16h30

Bâtiment Max WeberOuvert à tous

EXPOSITIONS / DEBAT /CONFERENCE

• 11H30-11H45 : Rencontres autour des œuvres de Joël Auxenfans

L’artiste a réalisé quatre peintures éditées en affiches en s’inspirant des fonds de la Contemporaine et des photographies d’Elie Kagan.

Organisé en partenariat avec la Contemporaine

• 11H45-13H30 : Débat "Nous sommes tous des juifs allemands : 1968-2018: grandeur et décadence du cosmopolistisme" animé par R. Glucksmann.

Le débat abordera des questions ouvertes par 68 sur les questions de l’altérité, de la rencontre avec l’autre, de l’hospitalité, et de la crise que peuvent traverser aujourd’hui ces valeurs.

Organisé en partenariat avec

le Nouveau Magazine littéraire.

https://prop-osons.parisnanterre.fr/debats-du-22-mars-nous-sommes-tous-des-juifs-allemands-1968-2018-grandeur-et-decadence-du-cosmopolitisme-831873.kjsp?RH=1512471593280&RF=1512471593280

• 14H30-16H30 : NANTERRE DES UTOPIES ET LIBERTES#1 - Nous sommes toutes des universitaires turques animé par S. Bourmeau et P. Laborier

Lancement de la 1ère édition de ce rendez-vous annuel qui questionnera chaque année les thèmes des utopies et libertés à travers le monde. #1 «Nous sommes toutes des universitaires turques ».

Ouverture par le président

Jean-François Balaudé.

http://prop-osons.parisnanterre.fr/debats-du-22-mars-nanterre-des-utopies-et-libertes-1-nous-sommes-toutes-des-universitaires-turques--831898.kjsp?RH=1512471593280&RF=1512471593280

17H-18H30

Amphi G du Bâtiment Maurice Allais (G)Ouvert à tous

DEBAT ETUDIANT « Résistances par l’art et pour l’art »

Questionner les problématiques du monde artistique et culturel d’aujourd’hui, en écho à celles de Mai 68. Ainsi, 50 ans après, quels sont les lieux de résistances et de luttes dans ce milieu ? Question de la culture par et pour tou.te.s, du féminisme dans les arts, et des nouvelles revendications artistiques et culturelles et également sociales propres à notre ère.

Conférence-débat avec trois invitées (1 heure de conférence et 30mn d’échanges avec le public) :

une femme à la tête d'une association permettant aux jeunes de pratiquer la danse hip hop, qui viendra nous parler d’éducation artistique pour des publics éloignés : comment rendre la pratique de la danse accessible pour tou.te.s.

une rappeuse, qui pourra nous parler des difficultés rencontrées par les femmes pour se faire accepter et reconnaître dans un milieu très masculinisé.

une artiste queer graffeuse, usant de son art à des fins de revendications politiques et reconnaissance sociale, ce qui nous permettra d’aborder les nouvelles problématiques sociales

(ici celle du genre surtout)

qui peuvent être défendues par le biais artistique.

-18h30 : performance de l'artiste Nadège Prugnard

Organisé par l’association étudiante Les Marmites artistiques

  • d’infos :

https://hypothemuse.org/marmitesartistiques/les-marmites-artistiques

18H-20H

Salle des Conférences bâtiment Pierre GrappinOuvert à tous

Emission RTL Incisif de Marc Olivier Fogiel en Live

L’émission s’installe sur le campus pour une édition spéciale. Vous êtes invités à venir débattre en direct avec les intervenants invités.

http://prop-osons.parisnanterre.fr/evenements-du-22-mars-emission-rtl-incisif-de-marc-olivier-fogiel-en-live-831820.kjsp

19H30-21H

Université panthéon-Sorbonne

CONFERENCE « De Nanterre à la Sorbonne, 50 ans après »

Les présidents des deux institutions, Jean-François Balaudé et Georges Haddad ouvrent cette soirée spéciale.

Programmation définitive en cours

20H-23H

Maison des étudiantsSOIREE

Ouverture Festival étudiants Dés[ordre]s

Avec le collectif Résidence Secondaire qui fera une performance où les sets des DJ entreront en harmonie avec des projections mapping et du live painting.

  • d’infos :

https://hypothemuse.org/marmitesartistiques/les-marmites-artistiques

TOUTE LA JOURNEE

EXPOSITIONS

• Hall de la Maison des étudiants

"La beauté dans la rue"

Exposition des lauréats du concours de photographies étudiants Pix pocket

• Sur tout le campus

Parcours Streetart « Sous le Street Art, le Louvre 1968-2018 »

Le Street art, si présent dans nos rues aujourd’hui, est né du mouvement contestataire de mai 68, véritable laboratoire de création artistique (collages, pochoirs, tags) mêlant slogans et images percutantes. Venez découvrir sur les murs de l’université les huit oeuvres réalisées par la jeune génération du street art français (C215, Kouka, Madame, Levalet, Les Monkey Bird, Roti et Andrea Ravo Mattoni) qui réinterprètent des œuvres célèbres.

En partenariat avec le Musée du Louvre

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

Jeudi 22 mars

NOUS SOMMES TOUS DES JUIFS ALLEMANDS - 1968-2018 : GRANDEUR ET DÉCADENCE DU COSMOPOLITISME

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


Le débat animé par Raphaël Glucksmann abordera des questions ouvertes par 68 sur les problématiques de l’altérité, de la rencontre avec l’autre, de l’hospitalité, et de la crise que peuvent traverser aujourd’hui ces valeurs. Organisé en partenariat avec le Nouveau Magazine littéraire. Avec Réjane Sénac, Camille Louis et Patrick Chamoiseau et des étudiants. Bâtiment W (Max Weber)

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Ouvert à tous

Jeudi 22 mars

NANTERRE DES UTOPIES ET LIBERTÉS #1 – « NOUS SOMMES TOUTES DES UNIVERSITAIRES TURQUES »

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


Bâtiment W (Max Weber)

Lancement de la première édition de ce rendez-vous qui questionnera chaque année les thèmes des utopies et libertés à travers le monde. Ce premier débat sera consacré au thème « Nous sommes toutes des universitaires turques » et sera animé par Sylvain Bourmeau (AOC), Pascale Laborier et Emmanuel Wallon. Ouverture par le président Jean-François Balaudé.

Dans le cadre de la commémoration des événements de 1968, dont la journée du 22 mars à Nanterre avait marqué le déclenchement, « Le printemps des utopies et des libertés » s’interroge en prologue sur l’actualité des menaces qui pèsent aujourd’hui sur la liberté de penser, de créer ou tout simplement d’exercer sa profession. Si le cœur de la discussion portera sur la situation actuelle des chercheurs, des intellectuels et plus spécifiquement des défenseurs des droits de l’homme en Turquie, elle visera aussi à prendre part aux échanges sur les dérives autoritaires déplorées dans d’autres pays d’Europe et du monde, dont le dernier rapport d’Amnesty International dresse l’inquiétant bilan. Des collègues accueillis par le programme PAUSE apporteront leurs témoignages. Robin Renucci prêtera sa voix aux paroles des absents. Il lira une lettre adressée par la sociologue turque, Pinar Selek, qui est soumise à un procès depuis vingt ans et qui attend actuellement le résultat de son appel sur sa condamnation à perpétuité. Ainsi qu'un extrait d'un récit d'Asli Erdogan, romancière et journaliste turque, qui attend elle aussi le verdict de son procès prévu pour début juin. Elle vient de publier en français son premier roman "L’Homme coquillage". Les deux sont accusées de propagande et actes terroristes en Turquie.

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Ouvert à tous

Jeudi 22 mars

ÉMISSION RTL SOIR DE MARC OLIVIER FOGIEL EN LIVE

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


Bâtiment B (Pierre Grappin)

Salle des Conférences

A l'occasion de la grande journée "Printemps des utopies et des libertés", l’émission de RTL s’installe sur le campus pour une édition spéciale. Vous êtes invité(e)s à venir débattre en direct avec les intervenants invités. Avec R. Glucksmann (directeur du Nouveau magazine littéraire), A. Duhamel (journaliste politique), S. July (journaliste et cofondateur de Libération), ainsi que J-P Le Goff (philosophe et sociologue auteur de La France d’hier chez Stock et de Mai 68, l’héritage impossible à La Découverte.), Clémentine Autain, députée LFI, auteure de Mai 68, La liberté contre leur libéralisme au CERF et Andréas Coste, étudiant en L3 STAPS.

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Ouvert à tous

Samedi 7 avril

FOOFWA D'IMOBILITÉ - DANCEWALK - MAI 2068

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Dans le cadre du Festival Extra Ball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Danseur et chorégraphe, interprète notamment de Merce Cunningham, Foofwa d’Imobilité est aussi l’enfant terrible de la danse contemporaine suisse. Passionné par le rapport entre le sport et la danse, il a inventé une activité hybride, la dancerun, une course dansée sur plusieurs kilomètres. À l’occasion de Mondes possibles, dans le cadre d’Extra Ball, Foofwa d’Imobilité lance le projet fou d’une dancewalk, une marche dansée de plus de 12 km entre le Centre culturel suisse, situé à Paris, et NanterreAmandiers. Les spectateurs sont invités à le rejoindre tout au long de ce parcours qui sera filmé et retransmis sur le web...

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Gratuit

Samedi 7 avril

ROMAN SIGNER - BETT

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Dans le cadre du Festival Extraball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Depuis le début des années 1970, les œuvres du Suisse Roman Signer activent et réactivent des paradoxes. Les microspectacles ou non-événements qui résultent de chacune de ses «actions» interrogent l’économie du spectacle, l’idée du rendement, l’obsession de l’efficacité et notre enracinement profond dans le fonctionnalisme. Régulièrement décrit comme artiste pyrotechnicien ou «artiste de l’explosion», Signer a inventé un format au-delà des étiquettes, englobant indifféremment la performance, la sculpture, le dessin, l’installation, la photographie et la vidéo. Roman Signer invente pour Mondes possibles et Nanterre-Amandiers une nouvelle performance.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

28 mars - 15 avril

ÉDITION 1969 DE LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS

La Cinémathèque française

Projection


A l'occasion des 50 ans de la Quinzaine des Réalisateurs.

une tentative originale, jamais réalisée :

la reproduction grandeur nature de la toute première Quinzaine des Réalisateurs en mai 69, avec la quasi intégralité des films qui furent présentés, à découvrir (ou redécouvrir) dans les salles de La Cinémathèque française du 28 mars au 15 avril 2018 !

La Cinémathèque française rend ainsi hommage à cette section parallèle du Festival de Cannes, créée en juin 1968 à l’initiative de la Société des Réalisateurs de Films (SRF) et engendrée par le mouvement d’un monde artistique en quête de liberté. Le meilleur du jeune cinéma du monde entier des années 1960 et 1970 fut montré dans ce cadre, révélant de futurs grands auteurs internationaux (Philippe Garrel, Glauber Rocha, Nagisa Oshima…). À son commencement, La Quinzaine des réalisateurs a été la vitrine du bouillonnement idéologique et esthétique de son temps. Comme le fac-similé d’une époque en pleine effervescence.

La Cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012 Paris

Mardi 24 avril

ART ET MILITANTISME - TABLE RONDE

Centre culturel suisse - Paris

Colloque/Conférence/Débat


Table ronde avec :

-Elisabeth Lebovici, historienne de l’art et critique

-Charles Magnin, historien et membre des Archives contestataires

Introduction et modération par Rosa Brux

Organisé dans le prolongement de l'exposition Essayer encore, rater encore, rater mieux

Centre culturel suisse - Paris
38 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
TARIFS
Entrée libre, réservation conseillée sur ccsparis.com

Mercredi 25 avril

DROITS DES ARTISTES - TABLE RONDE

Centre culturel suisse - Paris

Colloque/Conférence/Débat


Table ronde avec :

-Tiphanie Blanc, commissaire d'exposition et membre de Wages For Wages Against (CH)

-Marc Rossier, avocat, Artists Rights / Lab-of-Arts (CH)

-Grégory Jérôme, membre associatif d’Économie solidaire de l’art (FR)

Introduction et modération par Rosa Brux Table ronde organisée dans le prolongement de l'exposition Essayer encore, rater encore, rater mieux

Centre culturel suisse - Paris
38 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
TARIFS
Entrée libre, réservation conseillée sur ccsparis.com

3 - 28 avril

SHINSUKE OGAWA & OGAWA PRO

Jeu de Paume

Projection


Shinsuke Ogawa (Tokyo 1936-1992) est une figure majeure du documentaire. Son œuvre et sa pensée occupent une place unique dans l’histoire du cinéma japonais. Cette rétrospective presque intégrale de son œuvre, présente tous les films les plus importants qu’il a réalisés avec le collectif cinématographique Ogawa Productions, fondé en 1968 au milieu des révoltes étudiantes.

Profondément engagés, ces films relatent avec passion et obstination les bouleversements politiques et sociaux qu’a connus le Japon dans les années 1960 et 1970. Pendant plus de trente ans, les membres de ce collectif vont vivre et travailler ensemble, s’efforçant de prendre des décisions en communauté et cherchant une autre façon de faire des films et de les montrer. Ils lieront d’étroites relations avec les personnes qu’ils filment, et avec qui ils vivent et travaillent longtemps.

Les documentaires d’Ogawa Pro peuvent être regroupés en trois grandes périodes : les premiers films indépendants d’Ogawa témoignent de l’énergie des mouvements de contestation étudiante dans le Japon de la fin des années 1960.

Lors d’une deuxième période, dans les dix années qui suivent, Shinsuke Ogawa et les membres du collectif s’installent dans le village de Heta, dans la région rurale de Sanrizuka, près de Tokyo. Entre 1968 et 1977 ils y produisent une série de films, chroniques du long combat des paysans et d’autres forces solidaires contre leur expulsion face au chantier de construction de l’aéroport international de Narita, et sous la répression brutale de l’État.

Enfin, après avoir perfectionné leurs méthodes et fait preuve d’une profonde empathie avec les paysans, le collectif s’installe dans le hameau de Magino, dans les montagnes de la préfecture de Yamagata, au nord du pays. Ils y vivront en communauté et travailleront dans les rizières pendant de longues années. Avec méticulosité, ils réaliseront d’extraordinaires longs métrages sur l’agriculture, la vie du village et l’histoire ancienne et moderne du Japon.

Programmation : Ricardo Matos Cabo

En partenariat avec le festival Cinéma du réel et le Centre culturel de l’Athénée français, Tokyo.

Avec la collaboration de la Japan Foundation et du festival international du documentaire de Yamagata.

Avec le soutien de la Maison de la Culture du Japon.

> Plus d'info

Jeu de Paume
1 place de la concorde
75008 Paris

2 et 3 mai

GLOBAL 68 | SOLIDARITY IN ALLIANCES AND GLOBAL HISTORY

Fondation Maison des sciences de l'homme

Colloque/Conférence/Débat


Paris | Nanterre | Londres

Une série de conférences organisée par Françoise Vergès (Collège d'études mondiales, FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, University of London) et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre).

2 mai | 68 et les luttes dans le monde - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai | Racisme, Tiers monde, Féminisme et Luttes aujourd’hui - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai | Angela Davis et Tariq Ali « Solidarité et alliances » - Théâtre Nanterre-Amandiers

4 mai | Les contestations politiques et artistiques, 68 et après - Université Paris Nanterre

5 & 6 mai | Birkbeck, University of London

54 boulevard Raspail
75006 Paris
TARIFS
Entrée libre

2 et 3 mai

ALEX MARTINIS ROE : "TO BECOME TWO"

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


Afin de questionner et de réactiver les théories féministes des années 1960 et 1970, le Service Manifestations Art et Société invite l’artiste Alex Martinis Roe (1982, Melbourne ; basée à Berlin) à réaliser une étape de son travail "To Become Two".

Constitué d’ateliers, de rencontres, de films et d’un livre, ce projet se base sur des recherches à long terme autour des généalogies du « nouveau matérialisme féministe » et de la théorie de la « différence sexuelle » à l’international, et questionne leur développement aujourd’hui, en impliquant une jeune génération de féministes dans l’expérimentation et le questionnement de ces pensées et de leurs méthodologies.

Le projet au Centre Pompidou sera présenté en deux parties :

  • la projection de films réalisés par Alex Martinis Roe autour de lieux symboliques du féminisme historique (à Milan, Sydney, Barcelone, Utrecht et Paris)
  • et ce qu’elle nomme un Salon : une discussion publique avec dix femmes, qui rendra compte de leurs échanges préalables autour des féminismes, en particulier de la question de l’alliance entre différents groupes féministes.

L’artiste espère ainsi constituer des propositions pour de nouvelles pratiques collectives et participer à l’élaboration des possibles du féminisme.

Alex Martinis Roe est artiste et chercheuse. Elle a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Berlin et a réalisé son doctorat de la Monash University, Australie. Actuellement, elle termine son projet "To Become Two" : une série de films, d'ateliers, d'événements publics et un livre, qui questionne l’histoire sociale des pratiques féministes à l’origine du concept de « différence sexuelle », notamment par le biais d’expériences collectives à travers le sous-projet Notre futur réseau. Ce projet s’est construit à travers une série d’expositions solo produites par : If I Can’t Dance, I Don’t Want To Be Part Of Your Revolution (Amsterdam), Casco – Office for Art, Design and Theory (Utrecht), The Showroom (Londres) et ar/ge kunst (Bolzano) ; il a également été présenté lors d’une exposition au Badischer Kunstverein (Karlsruhe). Des sections du projet ont été montrées notamment à : Art Gallery of New South Wales (Sydney), Australian Centre for Contemporary Art (Melbourne), SlyZmud Gallery (Buenos Aires), Dienstgebäude (Zürich), Yvonne Lambert (Berlin), and Hessel Museum of Art (Annandale on Hudson, New York).

Alex Martinis Roe est également responsable de la sculpture à l'Université Nationale d’Australie et codirige, avec la philosophe Melanie Sehgal, le groupe de travail transdisciplinaire FORMATIONS, qui a débuté à Maison des cultures du monde à Berlin en 2015.

Le 2 mai à 20h, en petite salle (forum -1)
Le 3 mai à 18h30, dans le forum -1

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

Jeudi 3 mai

OSER LUTTER, OSER VAINCRE 1967-68-78-... : LE CINÉMA AU TRAVAIL

Bibliothèque publique d'information

Projection


Cinq semaines aux côtés des dix mille grévistes de Renault-Flins. L'usine prise, reprise par les CRS, reprise par les travailleurs. Des ouvriers : « Pourquoi vous venez aujourd'hui avec des fusils, des matraques ? Nous, nous sommes les mains vides... Douze ans de chaîne, vous savez, le soir on rentre, pas de vie de famille, pas du tout, hein... Oui, je crois que ça devrait repartir sur un mouvement presque général, parce que ce truc-là de ce matin pour arriver à reprendre une usine avec les flics dehors, ben ça va faire du bruit dans le pays... Ou alors je ne comprends plus... On mangera quinze jours de patates à l'eau s'il le faut, mais on tiendra encore… »

Programme

Projection du film de Jean-Pierre Thorn (ex "Groupe Ligne Rouge") :Oser lutter, oser vaincre, France, 1968, 92'La projection sera précédée d'une présentation par Jean-Pierre Thorn et suivie d'une rencontre.

Appartient au cycle: À l'œuvre. Être(s) au travail

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée payante dans la limite des places disponibles Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

Jeudi 3 mai

SOLIDARITÉ ET ALLIANCES - RENCONTRE AVEC ANGELA DAVIS & TARIQ ALI

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Deux immenses personnalités du militantisme et de l’activisme seront réunies pour une soirée: Angela Davis, mondialement connue pour sa lutte contre le racisme, le sexisme et le système carcéral américain, et Tariq Ali, farouche opposant à la dictature militaire du Pakistan, devenu figure de la gauche internationale et écrivain. Tous deux converseront avec la chercheuse et militante Françoise Vergès et l’historien Marcus Rediker, qui donneront ensuite la parole au public.

Angela Davis, philosophe, militante féministe et antiraciste africaine-américaine, professeur émérite à l’Université de Santa Cruz est mondialement connue pour sa lutte contre le racisme et le sexisme, sa critique du système carcéral et son mouvement pour l’abolition des prisons. Communiste, élève de Marcuse et Adorno, membre du Black Panther Party, elle fut emprisonnée deux ans en 1970, après avoir été inscrite sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Son arrestation entraîna un mouvement de solidarité mondiale. Acquittée lors de son procès, elle reprit son militantisme tout en devenant une universitaire de grand renom. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, dont S’ils frappent à la porte à l’aube (Éditions sociales, 1971), Femmes, race et classe (Des femmes, 1983) et Autobiographie (Albin Michel, 1975) et le dernier, Blues et féminisme noir, 2017.

Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique d’origine pakistanaise. Après avoir organisé des manifestations contre la dictature militaire au Pakistan, il doit émigrer en Angleterre où il poursuit des études de philosophie, de politique et d'économie à Oxford. Membre du International Marxist Group et du trotskysme, Tariq Ali est membre du comité de parrainage du Tribnunal Russel sur la Palestine et de la rédaction de New Left Review. Il publie régulièrement dans des journaux et revues. Auteur de plusieurs ouvrages critiques comme The Extreme Centre : A Warning, 2015, ou traduit en français, Les dilemmes de Lénine, Terrorisme, guerre, empire, amour, révolution (2017) il a aussi publié des romans dont plusieurs ont été traduits en français comme La nuit du Papillon (2011), Un Sultan à Palerme (2010) ou Le livre de Saladin (2008).

Françoise Vergès, politologue réunionnaise, Chaire Global South(s), FMSH, militante féministe antiraciste. Dernier ouvrage, Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme, 2017.

Marcus Rediker, historien, professeur de l'histoire atlantique et titulaire de la chaire du Département d'Histoire à l'Université de Pittsburgh, essayiste et militant nord-américain. Dernier livre traduit en français, Les hors-la-loi de l'Atlantique : Pirates, mutins et flibustiers, 2017.

Les échanges en anglais seront traduits.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

Vendredi 4 mai

GLOBAL 68 | SOLIDARITY IN ALLIANCES AND GLOBAL HISTORY

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


Paris | Nanterre | Londres

Une série de conférences organisée par Françoise Vergès (Collège d'études mondiales, FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, university of London), et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre).

2 mai 2018 - 68 et les luttes dans le monde - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai 2018 - Racisme, Tiers monde, Féminisme et Luttes aujourd’hui - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai 2018 - Angela Davis et Tariq Ali « Solidarité et alliances » - Théâtre Nanterre-Amandiers

4 mai 2018 - Les contestations politiques et artistiques, 68 et après - Université Paris Nanterre

5 & 6 mai 2018 - Birkbeck, University of London

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

Vendredi 4 mai

ESCIF, "OPEN BORDERS"

Palais de Tokyo

Exposition


Le Palais de Tokyo invite l’artiste Escif à déployer, sur la façade arrière de son bâtiment, une peinture monumentale sur laquelle il va reproduire les écritures qui accompagnaient les révoltes étudiantes de Mai 68 et les graffitis tracés clandestinement par les visiteurs dans les toilettes du Palais. Il va également déplacer en trompe-l’oeil les éléments qui la composent (portes, escaliers de secours, drapeaux officiels).

La composition générale de la peinture reprendra celle du jeu de société Serpents et échelles qui plonge le joueur dans un parcours entre vice et vertu. Une manière pour l’artiste de rendre à la rue le graffiti en questionnant la part de situationnisme et de politique qui anime l’action d’écrire sur les murs depuis les grottes pariétales jusqu’aux rues et souterrains actuels, tout en prolongeant la célèbre citation de Duchamp qui affirmait que « l’art est un jeu entre tous les hommes de toutes les époques. »

Escif est né en 1980, il vit et travaille à Valence en Espagne. Issu d’une pratique de graffiti mêlée à une formation en école d’art, Escif s’invite dans l’espace public en peignant des muraux libertaires qui questionnent les luttes actuelles, les mouvements de résistance, les méfaits du capitalisme et les problématiques environnementales qui troublent notre époque.

Il est intervenu notamment sur la façade du Musée d’Art Moderne de Valence (Espagne, 2017), au sein du musée Power Station of Art à Shanghai (Chine, 2016) ou encore dans le cadre du projet « Dismaland » organisé par Banksy à Weston-supermare (Angleterre, 2015). Il réalise de nombreux projets dans des contextes urbains, toujours en contact direct avec le public et la réalité du quotidien. Escif travaille actuellement sur un projet monumental de reforestation par l’art d’une colline du golfe de Sapri, en Italie. Il a auto-édité en 2015 sa seconde monographie « Elswhere » et explique en détail ses projets sur son site streetagainst.com.

Commisaire : Hugo Vitrani

Palais de Tokyo
13 avenue du président Wilson
75116 Paris
TARIFS
Intervention sur la Façade du Palais de Tokyo. Côté rue de la Manutention.

Vendredi 4 mai

CLASSE DE LUTTE/NOUVELLE SOCIÉTÉ N°5 - KELTON/AVEC LE SANG DES AUTRES 1967-68-78-... : LE CINÉMA AU TRAVAIL

Bibliothèque publique d'information

Projection


Classe de lutte

Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il suit la création d'une section syndicale CGT dans une usine d'horlogerie par une ouvrière dont c'est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l'entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

Nouvelle société n°5 - Kelton

Les conditions de travail dans l’horlogerie Kelton-Timex : les ouvrières travaillant comme des marionnettes, les évanouissements, les accidents et en guise de prime de la "Nouvelle Société", Sylvie Vartan venant chanter à l’atelier...

Avec le sang des autres

Une descente aux enfers. La chaîne chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image. C'est là l'essentiel de l'empire Peugeot : l'exploitation à outrance du travail humain ; et dehors, cela continue. Ville, magasins, supermarché, bus, distractions, vacances, logement, la ville elle-même : horizon-Peugeot. On parcourt le circuit, tout est ramené à la famille Peugeot. (Marie-Claude Treilhou)


Programme

Projection des films :

Classe de lutte du Groupe Medvedkine de Besançon, France, 1968, 38'

Nouvelle société n°5 - Kelton du Groupe Medvedkine de Besançon, France, 1969-1970, 8'

Avec le sang des autres de Bruno Muel, France, 1974, 50'

Lors de cette séance, la projection sera précédée d'une présentation par Bruno Muel et suivie d'une rencontre.

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Conditions d'accès :Entrée payante dans la limite des places disponibles Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

Vendredi 4 mai

LA GRÈVE DES OUVRIERS DE MARGOLINE/PETITES TÊTES, GRANDES SURFACES - ANATOMIE D'UNE GRANDE SURFACE.

Bibliothèque publique d'information

Projection


La Grève des ouvriers de Margoline

La première grève victorieuse en France des sans-papiers de l'entreprise Margoline de Nanterre et Gennevilliers en mai 1973 pour leur régularisation et la reconnaissance de leurs droits de salariés. Produit pour la CFDT dans le cadre du groupe Cinélutte, le film sera l'un des premiers à se pencher sur la condition des travailleurs immigrés sans-papiers en France, et à leur donner la parole. Face à la caméra, en français ou en arabe, les ouvriers dénoncent une situation devenue absurde.

Petites têtes, grandes surfaces - Anatomie d'une grande surface

Anatomie d'une grande surface de la région parisienne dans les années soixante-dix. Des caisses aux réserves, le travail des employés du magasin Carrefour est filmé, notamment celui des caissières, révélateur des mécanismes du commerce et de rapports de classes et de sexe. Aux propos de cadres, expliquant le fonctionnement de l'hypermarché et son système hiérarchique, s'ajoutent ceux de caissières rétives au mode d'exploitation de la main-d'oeuvre féminine. (Forum des images)


Programme

Projection des films de Cinélutte :

La Grève des ouvriers de Margoline, France, 1973, 41'

Petites têtes, grandes surfaces - Anatomie d'une grande surface, France, 1974, 36'

La projection sera précédée d'une présentation par Jean-Denis Bonan, Richard Copans, Guy-Patrick Sainderichin, Jean-Pierre Thorn (membres du collectif) et suivie d'une rencontre.

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée payante dans la limite des places disponibles Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

Samedi 5 mai

NOUS IRONS JUSQU'AU BOUT (LES KAOLINS DE PLÉMET) / COCHON QUI S'EN DÉDIT

Bibliothèque publique d'information

Projection


Nous irons jusqu'au bout (les kaolins de Plémet)

Chronique de neuf semaines de grève des ouvriers des kaolins de Plémet. Les films « Torr e benn » ont été le fait de cinéastes amateurs tournant en super 8mm et se liant au plus près avec les ouvriers en grève (Joint-Français à Saint-Brieuc, Kaolins à Plémet, Big Dutchman à Saint-Careuc) puis avec les paysans de la "Guerre du Lait" et les paysans du Larzac s'opposant à l'extension de camps militaires chez eux. Il s'agissait pour eux de permettre une expression directe des bretons basculant dans la révolte et ceci en dehors des cadres syndicaux, politiques, confessionnels, et aussi à distance des cadres institués de la communication et du cinéma professionnel. (Jean-Louis Le Tacon)

Cochon qui s'en dédit

Quarante minutes au sein d’un élevage industriel de porcs. Il y a Maxime, emmuré seul avec mille bêtes assourdissantes. Il y a des tombereaux de merde, il y a ses rêves inavouables. Il n’y a rien d’autre à voir, il y a seulement à éprouver. Pendant trois ans, en Super 8 et poussé par Jean Rouch, Jean-Louis Le Tacon filme la raison économique comme une machine de mort, l’histoire d’un type qui doit d’abord sauver sa peau. […] On ignorait alors à quel point il préfigurait les temps que nous vivons, telle une métaphore implacable. Semblable réquisitoire, en effet, appelle l’émeute. (Patrick Leboutte)


Programme

Projection des films :

_Nous irons jusqu'au bout (les kaolins de Plémet) _du collectif Torr e benn, France, 1973, 37'

_Cochon qui s'en dédit _de Jean-Louis Le Tacon, France, 1978, 38'

La projection sera précédée d'une présentation par Jean-Louis Le Tacon et suivie d'une rencontre.

Appartient au cycle 1967-68-78-... : Le cinéma au travail

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre Pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

Samedi 5 mai

LE BAL DES ABSENT.ES / ANOMALIES / SÈME TON WESTERN / ABSENCES

Bibliothèque publique d'information

Projection


Le Bal des absent.es

Souvenirs et rituel d'une fête des morts dans les Landes.

Anomalies

Ciné-tract tourné, développé et monté dans les causses du Tarn avec des amis éleveurs de brebis en lutte contre les contraintes et les contrôles imposés sur leur troupeau et leur ferme.

Sème ton western

Une barricade animée qui se transforme en lieu de vie et de fête, une chevauchée fantastique à vélo, un défilé kolkhozien de tracteurs, des semeuses à la volée, des courses poursuites, des effets pyrotechniques, les jeux de jambes extraordinaires de Calamity Dié sur les chicanes de la D 281, des streumons, des keutrus et des tritons crêtés à l’orée du bois...

Absences

Film en vue d’un film à venir, à Bure dans la Meuse, où il est question d'enfouissement de déchets radioactifs.


Programme

Projection en Super 8 des films du collectif Les Scotcheuses :

Le Bal des absent.es, France, 2013, 20'

Anomalies, France, 2013, 20'

Sème ton western, France 2014, 25'

Absences, France, 2017, 4'

La projection sera précédée d'une présentation par Les Scotcheuses et suivie d'un dialogue avec Les Scotcheuses et Jean-Louis Le Tacon : filmer, militer en Super 8 (1h).

Appartient au cycle A l'oeuvre : être(s) au travail

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée payante dans la limite des places disponibles Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre Pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

Dimanche 6 mai

LE PREMIER MAI À SAINT-NAZAIRE/CE N'EST QU'UN DÉBUT/LE DROIT À LA PAROLE

Bibliothèque publique d'information

Projection


Le Premier Mai à Saint-Nazaire

Ce jour de fête du travail, un accord a été signé entre organisations syndicales et patronat. Celui-ci a concédé l'augmentation de salaire revendiquée. Pendant quatre jours, la caméra a enregistré les derniers temps forts de ce mouvement qui aura marqué les esprits pour longtemps, tant l'épreuve vécue pendant deux mois, que la solidarité qui s'est développée entre les grévistes et la population nazairienne. Le film fut censuré et ne fut jamais diffusé. (film-documentaire.fr)

Ce n'est qu'un début

Grèves, manifestations et affrontements saisis par les caméras de l’ARC (Atelier de Recherche Cinématographique, principal filmeur de mai 68), dans le feu de l’action, les images reçoivent l’urgence, l’énergie et les secousses des événements.

Le Droit à la parole

Dans la continuité de Ce n’est qu’un début (où l’on retrouve ici des images), Le droit à la parole répond à la même urgence mais dispose d’une position plus analytique et narrative vis-à-vis des événements. L’enjeu est ici que les étudiants refaisant le monde se mettent à dialoguer avec le monde ouvrier.


Programme

Projection des films :

Le Premier Mai à Saint-Nazaire d'Hubert Knapp et Marcel Trillat, France, 1967, 24'

Ce n'est qu'un début, ARC, réalisé par Michel Andrieu, France, 1968, 10'

Le Droit à la parole, ARC, sous la direction de Michel Andrieu et Jacques Kébadian, France, 1968, 52'

La projection sera précédée d'une présentation par Michel Andrieu, Jacques Kébadian et Marcel Trillat et suivie d'une rencontre.

Appartient au cycle: À l'œuvre. Être(s) au travail

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée payante dans la limite des places disponibles Plein tarif : 4€ Tarif réduit : 2€ Gratuit pour les adhérents du Centre pompidou dans la limite des places réservées (selon conditions particulières)

5 et 12 mai

PASCALE MURTIN - ÉPARPILLER / CONCERT DISPERSÉ

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Pascale Murtin

Voici un concert dispersé dans la nature où le spectateur est invité à se déplacer librement pour écouter une succession de duos, trios ou quatuors vocaux, en différents points du parc André-Malraux qui borde le théâtre Nanterre-Amandiers. Les voix ne sont pas sonorisées, l’objectif étant d’expérimenter l’acoustique du plein air. Le matériau musical consiste en une quinzaine de chansons à plusieurs voix composées par Pascale Murtin, bras gauche du duo Grand Magasin. Brefs, polyphoniques, à la fois simples et sophistiqués, ces objets musicaux serviront de prétexte à une expérimentation acoustique et visuelle des distances dans le paysage.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Gratuit

12 et 13 mai

MASSIMO FURLAN & CLAIRE DE RIBAUPIERRE - LES HÉROS DE LA PENSÉE

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Massimo Furlan & Claire de Ribaupierre

Investissant l’installation des frères Chapuisat sur le grand plateau de Nanterre-Amandiers, Les Héros de la pensée réuniront pendant vingt-six heures philosophes et chercheurs afin d’envisager un autre monde possible. Un congrès marathon aux allures performatives pour une nouvelle exploration de la pensée, réjouissante et ludique. Pour reprendre une utopie énoncée par Roland Barthes et Michel Foucault à la fin des années 1960, Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre envisagent la «mort de l’auteur» en tant que personne reconnaissable, isolée, spécialisée, autorisée, identifiée… En quête de sincérité, les idées passeront par des récits, des anecdotes, des chemins de traverse, afin de trouver une façon de dire le monde sans autorité ni droit d’auteur. Le tout dans une sorte de danse macabre, inquiétante et joyeuse, qui célèbre aussi bien la fin que la renaissance. que la renaissance.

Avec Philippe Artières, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Pierre-Olivier Dittmar, Sophie Houdart, Dominique Kalifa, Christophe Kihm, Arnaud Lambert, Camille Louis, Yoann Moreau …

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Tarif de 10 à 30€

4 - 13 mai

SANJA MITROVIĆ - MY REVOLUTION IS BETTER THAN YOURS

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Depuis plus de dix ans, Sanja Mitrović explore la relation du théâtre aux réalités sociales, politiques et culturelles, y mêlant performance, arts visuels, et danse. Son nouveau spectacle, My Revolution Is Better Than Yours, s’inspire des manifestations de 1968 en tant que premier phénomène de ce type à l’échelle mondiale et de leur héritage. Puisant dans des archives et des témoignages venus de différents pays, Sanja Mitrović travaille sur la distance entre l’ampleur de l’expérience vécue et l’amnésie historique qui couvre l’événement. Ces idéaux révolutionnaires sont-ils destinés aux oubliettes de l’histoire et leurs slogans devenus uniquement des arguments marketing, ou peuvent-ils encore parler de notre expérience d’aujourd’hui? Au travers d’une constellation de personnages, d’idées, d’images et de déclarations composant une photographie fragmentée de l’époque, My Revolution Is Better Than Yours se veut un miroir de la situation actuelle.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Tarif de 10 à 30€

1 février - 14 mai

MAI 68 EN THÉORIE

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


En amont et en préparation de la manifestation « Mai 68, Assemblée générale » qui se déroulera au Centre Pompidou du 28 avril au 20 mai, le philosophe Patrice Maniglier (Philosophie, Paris Nanterre) et le sociologue Laurent Jeanpierre (Sciences Politiques, Paris 8) proposent dès février un séminaire « Mai 68 en théorie ». L’objectif de cette proposition est de réfléchir aux enjeux théoriques de Mai 68.

Cette programmation se déroule en trois étapes :

1/ Un « séminaire du soir » (1/02 - 13/04)

Ce séminaire portera sur les « enjeux théoriques de Mai 68 », au sens où il s'agira non pas de produire une théorie sur Mai 68, mais plutôt de voir de quelle manière Mai 68 a pu donner lieu à des inventions théoriques originales - avec le souci constant, cependant, de la validité empirique des liens faits entre les événements et les inventions théoriques (afin de contrôler un peu les interprétations sauvages de ces liens, qui sont nombreuses...).

Ouvert à tous, il formera un groupe de « médiateurs » ou « commissaires théoriques » pour répondre à un double objectif de formation (à la manière d’un cours du soir) et de recherche (à la manière d’un travail collectif).

Dans la Petite salle du Centre Pompidou de 18h30 à 20h :

  • Jeudi 1er février
  • Vendredi 16 février
  • Mercredi 7 mars
  • Vendredi 16 mars
  • Mercredi 4 avril
  • Vendredi 13 avril

2/ Un « atelier de création théorique » (28 avril-20 mai 2018)

Cet atelier ouvrira en même temps que le début de la programmation dite « L'Assemblée » qui aura lieu au Centre Georges Pompidou du 28 avril au 20 Mai, et s’étendra sur toute la durée de la programmation, donc tous les jours. En plus des ateliers de création visuelle qui occuperont les salles adjacentes, nous installerons un « atelier de création théorique ».

Il s'agira d'un espace très simple, installé dans le hall du niveau -1, un peu éloigné de l'amphithéâtre pour ne pas être perturbé par les conférences qui y auront lieu, consistant en une table, des chaises, du matériel d’écriture, et, surtout, des extraits de textes (textes théoriques, mais aussi archives), éventuellement des livres, le tout dans l'intention de permettre aux visiteurs et visiteuses qui le souhaitent de venir travailler sur les « enjeux théoriques de Mai 68 » à partir de textes. Les gens pourront s'asseoir, lire, écrire et contribuer ainsi à cette réflexion (il y aura un accès à un forum Internet). Les textes disponibles auront été choisis au préalable dans le cadre du séminaire par Laurent Jeanpierre et Patrice Maniglier, assistés par les médiatrices et médiateurs.

Chaque jour, pendant la durée de la programmation, un ou une de ces médiatrices au moins sera présent.e. afin de pouvoir expliquer aux visiteurs le sens de cet espace, et surtout les orienter dans le corpus proposé, ou tout simplement discuter avec eux sur les enjeux théoriques de Mai 68 et les extraits les plus pertinents à lire en fonction des hypothèses ou intérêts avancés par les visiteurs.

3/ Une série de conférences (28 avril-20 mai 2018)

Pendant les 3 semaines de l'Assemblée, aura lieu une série de 3 conférences en lien avec l’Atelier « Mai 68 en théorie ». Par ailleurs, les médiateurs et médiatrices seront invités à occuper l’espace de l’amphithéâtre quand il est libre afin d’y organiser une programmation libre, éventuellement en coopération avec les artistes qui auront pris résidence dans les salles adjacentes.

  • Lundi 30 avril : Discussion avec Barbara Cassin et Heinz Wismann. Forum -1
  • Lundi 7 mai : Discussion avec Luc Boltanski et Arnaud Esquerre. Forum -1
  • Lundi 14 mai : Discussion Etienne Balibar et Yves Duroux. Forum -1

Avec le concours de l'Université Paris Lumières

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

Lundi 14 mai

TREIZE MINUTES : MAI 68 ! QUELLES INCIDENCES AUJOURD'HUI ?

Bibliothèque publique d'information

Colloque/Conférence/Débat


Un thème, cinq intervenants. Chacun a exactement treize minutes pour traiter le sujet en fonction de son expérience professionnelle, son domaine de recherche ou son parcours personnel.

Cinq points de vue singuliers pour une approche plurielle de Mai 68 vu de nos jours.

Que reste-t-il de la révolution sexuelle ? Les enfants des militants sont-ils engagés ?

Quelle place pour les chants de Mai 68 dans les nouvelles révoltes populaires ? Quels changements dans la façon dont la police traite des manifestations depuis Mai 68 ?

Par ces regards croisés, cette soirée transdisciplinaire propose de prendre un peu de hauteur et de lancer des pistes de réflexion.

Programme

Rencontre organisée dans le cadre du cycle Mai 68 - Assemblée générale du Centre Pompidou.

Avec

Cécile Prévost-Thomas, Maître de conférence de musicologie Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

Sophie Béroud, Maître de conférences de science politique Université Lumière Lyon 2

Sam Boucier, Maître de conférence de sociologie Université de Lille

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre dans la limite des places disponibles

15 et 16 mai

LES ANNÉES 68 ET LA FORMATION DES ARCHITECTES. PERSPECTIVES INTERNATIONALES

Cité de l’architecture & du patrimoine

Colloque/Conférence/Débat


La France n’a pas eu le monopole du «moment 68», qui fut propice au renouvellement des pédagogies de l’architecture, de Yale à Porto, de Venise à Paris. Au cours des années 60 et 70, les débats ont légitimé des changements de paradigmes théoriques, des alternatives constructives, certaines liées à l’émergence de l’écologie, comme aussi l’ouverture aux sciences humaines ou aux expérimentations mathématiques et informatiques…

Ce colloque cartographie/évalue une série d’expériences pédagogiques menées alors dans le monde : ont-elles « fabriqué » des architectes prêts à embrasser la diversité des métiers de l’architecture ou, a contrario, pris des positions culturelles et politiques différenciées ? La vague réformatrice a-t-elle produit de nouvelles visions du rôle des architectes ?

15 mai 2018 Cité de l’architecture & du Patrimoine
16 mai 2018 Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
Gratuit. Sur inscription

Mercredi 16 mai

MÉLANCOLIE ET PASSIONS

Bibliothèque publique d'information

Colloque/Conférence/Débat


Les revues sont par excellence des foyers d’invention, de création, de critique, d’amitié, de militance, de solidarité, d’échanges. Au revers, les passions qui les animent peuvent aussi se muer en dissensions, conflits, ruptures. L’ardeur qui les mène peut aussi s’étioler, s’éroder à force d’être trop peu entendue dans une économie de survie. À moins encore que l’aventure ne s’achève sur un sentiment du « contrat rempli». A l’image de ceux et celles qui les incarnent, les revues sont créatures entre ferveur et doute, passion et lassitude.

Rencontre organisée dans le cadre du cycle Place aux revues et du cycle Mai 68 - Assemblée générale du Centre Pompidou.

Avec

Jacques Demarcq revue TXT

Jean-Pierre Han revue Frictions

Philippe Mangeot, co-fondateur de la revue Vacarme et invité 2018 du Centre Pompidou

Yoann Thomerel revue Grumeaux

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Mercredi 16 mai

LES SONS DE MAI 68

Bibliothèque publique d'information

Colloque/Conférence/Débat


Rencontre organisée dans le cadre du cycle Mai 68 - Assemblée générale du Centre Pompidou

Avec

Julie Pagis, sociologue, chercheuse CNRS à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux Sciences sociales, Politique, Santé (IRIS)

Animation

Philippe Le Guern, professeur en Sciences de la Communication université de Nantes

Bibliothèque publique d'information
19 rue Beaubourg
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Jeudi 17 mai

JOURNÉE D'ÉTUDE "LES MONDES DE 68"

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Colloque/Conférence/Débat


Cette journée d’étude étudie notamment la réception des événements des pays de l’est dans la presse française et analyse l’histoire visuelle de Mai 58 à travers ses icônes, ses images, ses affiches et ses photographies journalistiques..

Introduction : Michèle Zancarrini-Fournel

9h30/13h : International : quelles inscriptions mémorielles immédiates, quels silences ?

Présidence de séance : Philippe Artières

L’Europe de l’Est : autour des évènements de Prague

Les événements de Prague dans la presse française, Aurélien Brossé, Département Droit, économie politique / BnF

La Pologne en 1968, par Jean-Yves Potel

Entre France et Allemagne

Dialogue entre Ingrid Gilcher-Holtey et Ludivine Bantigny, animé par Jean-François Sirinelli

14h30/18h30 : Histoire visuelle de 1968

Présidentes Dominique Versavel et Audrey Leblanc

Icônes de Mai 68

Ateliers et affiches de Mai 68, par Jil Daniel

Archives de mai-juin 1968 du préfet Maurice Grimaud, photographies du fonds de la préfecture de police, par Véronique Figini et Emmanuel Blanchard

Circulation des icônes photojournalistiques de la guerre du Vietnam, par Camille Rouquet

Les Images ont une histoire

Industrie photographique et éditeurs d’imaginaires (1863-1918), par Marie-Eve Bouillon

Fonds photographiques et banques d'images, par Estelle Blaschke

Colloque, Petit auditorium,
9h30 - 18h30, Entrée libre

TARIFS
Entrée libre, Petit auditorium

30 avril - 18 mai

POUR UNE HISTOIRE DES ANNÉES 68

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


Un cycle de 12 mini-conférences d’historiens sur les années 68, une proposition de Philippe Artières, directeur de recherche au CNRS.

Chaque jour, pendant une heure, au moment de la pause déjeuner, un.e historien.ne vient faire le point sur l'état des recherches sur un aspect de l'histoire des Années 68 : des mouvements de 1967 en Guadeloupe a l'agité Festival d'Avignon de l'été 1968, en s'arrêtant sur les grandes grèves ouvrières..., le point sur cette histoire collective et décentrée.

Tous les jours de la semaine de 12h30 à 13h30 pendant la durée de l’événement « Mai 68 – Assemblée Générale », au Forum -1 du Centre Pompidou

Programme des interventions :

  • 30/04 : Michelle Zancarini-Fournel, « Massacre d'État en Guadeloupe, mai 1967 »
  • 02/05 : Danielle Tartakowsky, « 1968 entre libération et libéralisation »
  • 03/05 : Emmanuelle Loyer, « Les origines culturelles de Mai 68. Qu'est-ce qu'un événement ? »
  • 04/05 : Boris Gobille, « Les avant-gardes littéraires en mai-juin 1968 »
  • 07/05 : Xavier Vigna, « Les grèves ouvrières en mai-juin 1968 »
  • 09/05 : Michel Wlassikoff, « Mai 68 l’affiche en héritage »
  • 10/05 : Philippe Artières, « 68, un monument de papiers »
  • 11/05 : Emmanuelle Giry, « Du tour d'horizon des sources écrites à l'exposition du regard gouvernemental sur 1968 : construction de discours »
  • 14/05 : Ludivine Bantigny, « 1968, de grands soirs en petits matins. Nouvelles explorations de l'événement »
  • 16/05 : Robi Morder avec Jean-Philippe Legois et Alain Monchablon, « 68: étudiants - diants - diants !? »
  • 17/05 : Francois Cusset, « Mai… Fête de la politique ! »
  • 18/05 : Julien Hage, « Déluge d’imprimés et circulations graphiques : 68, la parole et le trait »
Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

Samedi 19 mai

LANCELOT HAMELIN & DUNCAN EVENNOU - ASSEMBLÉE DE RÊVES / THE LIGHT HOUSE PROJECT

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Depuis 2014, l’écrivain Lancelot Hamelin et le comédien Duncan Evennou, passionnés par les rapports entre fiction et réalité, arpentent les rues de la ville de Nanterre pour recueillir auprès des habitants ou travailleurs des récits de leurs rêves ou leurs cauchemars. Pendant les élections présidentielles de 2017, accompagnés de Nanterriens, de spectateurs et d’une vingtaine de jeunes chercheurs et artistes, ils ont ainsi recueilli plus de 2000 pages d’entretiens oniriques. Chaque témoin est alors entré dans le «cercle des rêveurs» et chaque entretien a été fidèlement retranscrit avant d’être imprimé sur des rouleaux de papier, pour ne pas en interrompre le fil. À l’occasion de Mondes possibles, L’Assemblée de rêves va restituer aux habitants de Nanterre leurs témoignages oniriques en exposant ces bandes de papier.

Et aussi…
Atelier de fiction radiophonique avec Lancelot Hamelin, Duncan Evennou et Maya Boquet
Samedi 19 mai de 10h à 17h
Entrée libre sur inscription : publics@amandiers.com

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

2 - 19 mai

AG EN SOIRÉE

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


Tous les soirs, le Centre Pompidou propose une série de débats, de discussions, de conférences, de lectures et de projections dans le cadre de la manifestation « Mai 68 – Assemblée Générale », pour aborder Mai 68 depuis notre présent, et susciter de nouveaux dialogues.

En entrée libre, dans le Forum -1 du Centre Pompidou

Programme :

  • 2 mai, 18h30
    L'observatoire des passions de Philippe Mangeot : « Passions tristes de mai »
    avec Hélèna Aujames, Romain Goupil, Philippe Mangeot et Bassem Yousri

  • 4 mai, 18h30
    Débat : « Le graffiti dans l’Égypte révolutionnaire »
    avec Zoé Carle, Youssef el Chazli, Safaa Fathy et Bassem Yousri

  • 6 mai, 17h
    Débat de société : « Université : où en est-on de l’accès pour tous au savoir ? »

  • 9 mai, 18h30
    Conférence-performance : Yves Pagès, « Tiens, ils ont repeint ! 50 ans d'aphorismes urbains »

  • 10 mai, 18h30-23h
    Carte blanche : « Mauvais genres » de France Culture

  • 11 mai, 17h30
    Projection : « Juste un mouvement » de Vincent Meessen (2018, 42’)
    11 mai, 18h30
    Rencontre : « Omar in memoriam »
    avec Vincent Meessen, Dialo Diop et Catherine David

  • 12 mai, 17h
    Débat : « Les outils de la contestation »

  • 13 mai, 17h
    Débat : « Mai 68 : pour, contre, ne sais pas »

  • 16 mai, 18h30
    Place aux revues : « Mélancolie et passions, la vie intime des revues »

  • 17 mai, 18h30-23h
    Soirée sonore : « Le son du futur »

  • 18 mai, 18h30
    Discussion : « Contester sans frontière : De 1968 à l'altermondialisme »
    modérée par Jade Lindgaard, avec Gus Massiah et Françoise Blum

  • 19 mai, 18h30-21h
    Lecture : Jean Thibaudeau, « Mai 1968 en France »

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

12 - 20 mai

IMAGES EN LUTTE - EVÉNEMENTS ASSOCIÉS

Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts)

Colloque/Conférence/Débat


En écho à l’exposition Images en Lutte (1968-1974) et au 50e anniversaire de mai 68, les Beaux-Arts organisent un ensemble d’événements conçus comme autant de réflexions sur le contexte politique contemporain.

Du 12 au 20 mai, dans l’enceinte des Beaux-Arts, se succéderont ainsi, en dialogue avec une jeune génération d’artistes, un salon, des performances, des conférences ainsi qu’une exposition d’affiches dans l’espace public.

68e EDITION DE JEUNE CREATION

En 1968, le 19e salon de la Jeune peinture ne s’est pas tenu, la plupart des artistes de l’association participant à « L’atelier Populaire des Beaux-Arts » et aux manifestations. Cinquante ans plus tard, l’édition 2018 du salon aura exceptionnellement lieu dans l’enceinte des Beaux-Arts.

RENCONTRES, PERFORMANCES

  • Journée d’étude organisée par l’Université-Paris-Est Marne-la-Vallée en partenariat avec « AWARE -- Artistes femmes » et la participation de l’atelier Nathalie Talec : « La performance : un espace de visibilité pour les femmes artistes ? »

  • Présentation des objets produits avec les étudiants des Beaux-Arts par la Maison d’édition WE DO NOT WORK ALONE.

  • Atelier du collectif ABOUT A WORKER.

  • Atelier avec un groupe d’étudiants de l’université de Sheffield Hallam.

LE CHOIX D'UN COLLECTIONNEUR

Passionnés par cette période, Hedieh et Jean-Marc Loubier ont rassemblé un ensemble impressionnant d’affiches, revues et tracts liés à Mai 68 et aux révoltes politiques mondiales du tournant des années 60-70. Un choix de ces documents sera présenté pour la première fois au public dans les Galeries droite et gauche du Palais des Etudes.

AFFICHES DESSINEES PAR DES ARTISTES POUR L’ESPACE PUBLIC

Une vingtaine d’artistes internationaux ont dessiné des affiches sérigraphiées pour les Beaux-Arts présentées pendant deux semaines sur les mats drapeaux de la ville de Paris.

NUIT DE LA PHILOSOPHIE

Réunissant des domaines ordinairement séparés (la philosophie universitaire, l'art, la société civile), l'événement créé en 2010 par Mériam Korichi, s'emparera des Beaux-Arts de Paris cinquante ans après Mai 68, déplaçant les philosophes sur le terrain même de l'art.

Coordination artistique : Armelle Pradalier

Avec le soutien de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier

Beaux-Arts de Paris
(Palais des Beaux-Arts)

13, quai Malaquais
75006 Paris

28 avril - 20 mai

MAI 68 - ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Centre Pompidou

Exposition


Mai 68 – Assemblée Générale propose une histoire présente de mai 68 sous forme de réactivation en trois axes majeurs :

  • Une fresque visuelle de 60 mètres de long sera le lieu d’une réinterprétation par le graphiste Philippe Lakits des slogans et des affiches de Mai 68 et une mise en valeur du fonds d’images du Centre International de Recherche sur l’Image Politique (CIRIP) d’Alain Gesgon. Cette tapisserie de Bayeux contemporaine replongera le visiteur dans le graphisme des Ateliers populaires, sans fétichisme. Il s’agit aussi de donner l’idée de l’impact des slogans de Mai dans une France sans journaux, radio ni télévision (en grève).

  • Un lieu de débat, œuvre du designer Olivier Vadrot (coll. du Cnap) conçu en 2016 pour être une salle de conférence nomade, tiendra lieu d’Amphi, cœur battant du dispositif de Mai 68 – Assemblée Générale. Il hébergera une riche programmation de conférences, de débats et de performances, dans une proximité et un échange avec le public.

  • Les Nouveaux Ateliers Populaires seront présents toute la durée de l’événement des étudiants d’écoles d’arts, des universitaires ainsi que des scolaires, rassemblés en neuf ateliers théoriques et pratiques, auxquels pourra participer le public. En coproduction avec les Beaux-Arts de, l’ENSAD Paris, la HEAD HES-SO de Genève, la Villa Arson à Nice, l’ESAD d’Amiens, l’ESAC de Cambrai, la HEAR de Strasbourg (Haute école des arts du Rhin), l’Université Paris Ouest-Nanterre, l’Université Paris VIII et le Collectif Fabrication Maison / éd. Passages en Images.

Dans le Forum -1 du centre Pompidou, de 11h à 21h

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

21 février - 20 mai

IMAGES EN LUTTE

Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts)

Exposition


Commissaires : Philippe Artières et Éric de Chassey

Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés.

L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel. Elle présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte.

C’est donc un long cortège qui est ici dévoilé, qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France.

La mémoire collective des événements de mai 68 est largement liée aux affiches produites par l’Atelier Populaire, émanation de l’occupation de l’École des Beaux-arts de Paris à partir du 14 mai par ses étudiants et ses enseignants, bientôt rejoints par de nombreux artistes. Ces affiches témoignent bien sûr de la mobilisation en France et à travers le monde de toute une génération dans cette révolte politique du tournant des années 1960-1970 ; mais ces affiches sont aussi porteuses d’une autre histoire, loin de celles des partis politiques désireux de participer au système parlementaire, mais proche de celles des organisations d’extrême gauche interdites dès juin 1968 et qui vont se multiplier pendant plusieurs années. Elles démontrent que ce soulèvement d’une génération a partie liée avec les images et avec l’art d’avant-garde de cette époque – non sans contradictions. Elles ne sont en même temps que la partie la plus connue d’un foisonnement de la création, qui répond à une volonté de renverser radicalement les systèmes en place.

L’exposition IMAGES EN LUTTE, la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974), entend redonner à la création portée par ces utopies révolutionnaires, sans distinguer a priori ce qui relève de l’art et ce qui tient de la propagande visuelle, leur soubassement et leur complexité, en même temps qu’elle souhaite interroger les contradictions et les ambiguïtés des rapports entre art et politique, en considérant, depuis une époque où ces rapports ont perdu de leur acuité, une période où une grande partie de la création ne pouvait se penser sans eux.

Avec les oeuvres de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Francis Biras, Hélène Bleskine, Pierre Buraglio, Louis Cane, Coopérative des Malassis, Henri Cueco, Guy Debord, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Erró, Gérard Fromanger, Monique Frydman, Jean-Luc Godard, Jean-Robert Ipoustéguy, Françoise Janicot, Michel Journiac, Elie Kagan, Julio Le Parc, Chris Maker, Maurice Mathieu, Annette Messager, Anne-Marie Miéville, Tania Mouraud, Olivier Mosset, Jean-Pierre Pincemin, Ernest Pignon-Ernest, Bernard Rancillac, Martial Raysse, Claude Rutault, Carole Roussopoulos, Gérard Tisserand, Philippe Vermès, Claude Viallat, Nil Yalter, Claude Yvel...

Avec le soutien de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier

Palais des Beaux-Arts

Du mardi au dimanche de 13h à 19h

Beaux-Arts de Paris
(Palais des Beaux-Arts)

13, quai Malaquais
75006 Paris
TARIFS
Tarif plein : 7,50€ Tarif réduit : 4,00€ Gratuité pour les étudiants

19 et 20 mai

ATELIERS DE POLITIQUES TERRIENNES

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Humains, microbes, champignons, virus, pesticides: sur Terre cohabitent des mondes en friction permanente. Il y a confrontation entre ces mondes, leurs manières de représenter la Terre et de l’occuper. Les Ateliers de politiques terriennes veulent mettre en chantier la manière dont l’Occident s’est représenté le monde habitable. Chacun est invité à venir à Nanterre-Amandiers pour inventer et négocier au sein d’ateliers. Durant tout le week-end, les étudiants de SPEAP investiront le hall du théâtre pour y proposer différents dispositifs de recherche collaborative tandis que Bruno Latour et ses acolytes inviteront un ensemble de praticiens (auteurs,architectes, scientifiques…) à travailler avec eux les cahiers de doléances du futur, dans l’installation des frères Chapuisat.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

18 - 20 mai

SARAH VANHEE / CAMPO - UNFORETOLD

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Sarah Vanhee / Campo

La pratique de l’artiste belge Sarah Vanhee mêle performance, arts visuels et danse. Souvent créés in situ, ses projets se déploient dans des salons, des prisons, des entreprises, des parcs… Dans Unforetold, elle imagine un espace où plusieurs enfants âgés de neuf à onze ans réfléchissent ensemble. Ils sont sensibles à ce qui n’a pas encore été prédit. Utilisant leurs corps et leurs voix, ce sont eux qui posent des questions, dans leurs termes, dans leurs articulations de pensées et de choses, générant ainsi encore plus de questions et donc de fictions pouvant devenir réalité. La lumière et l’obscurité jouent un rôle important au sein de cet espace. La lumière permet de voir mais aussi d’exposer tandis que l’obscurité permet de se cacher et d’être caché, d’imaginer. Unforetold s’inscrit dans la série de pièces pour enfants que CAMPO, centre d’art basé à Gand en Belgique, a commandées à plusieurs artistes, dont Alain Platel, Tim Etchell, Milo Rau, Gob Squad ou encore Philippe Quesne.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Tarif de 10 à 30€

Jeudi 24 mai

IMAGES/CITÉ. AUTOUR DE MAI 68 #1 - CLAUDE DITYVON (1937-2008) ET JEAN-CLAUDE GAUTRAND, AVEC BERNARD DESCAMPS

Cité de l’architecture & du patrimoine

Projection


Dans les années qui suivent, ils s’attachent à photographier la ville qui se transforme entre démolitions et chantiers, la banlieue et ses grands ensembles, les bidonvilles, la naissance des villes nouvelles, mais aussi la France rurale. Dans cette quête du regard, à la fois poétique et documentaire, ces nouveaux humanistes suivent leurs motivations personnelles tout en affirmant une écriture qui leur est propre. La projection propose la redécouverte de ces deux œuvres photographiques injustement oubliées.

En parallèle à son travail, et au risque de délaisser son œuvre, Jean-Claude Gautrand a contribué puissamment, de façon experte et durable, à l’émergence de nouveaux talents. Son témoignage, accompagné de celui de Bernard Descamps, apportera un précieux éclairage sur ces années pionnières où la photographie d’auteur en France devient peu à peu un art reconnu.

Projection-débat en présence de

  • Jean-Claude Gautrand, photographe journaliste, écrivain et historien de la photographie,
  • Bernard Descamps, photographe,
  • Isabelle Backouche, historienne de l’urbain, directrice d'études à l’EHESS
  • Eléonore Marantz, maître de conférences à l’université Paris1 - Panthéon Sorbonne, co-commissaire de l’exposition Mai 68. L’architecture aussi !

Modération : Aude Mathé, responsable du programme Photographie et vidéo, Cité de l’architecture & du patrimoine.

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
Entrée libre sur inscription

7 avril - 25 mai

LES FRÈRES CHAPUISAT - LE VILLAGE HOODOO (INSTALLATION MONUMENTALE)

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Exposition


Dans le cadre du Festival Extra Ball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Connus pour leurs installations éphémères, aux confins de la sculpture, de la structure et de l’architecture, les frères Chapuisat travaillent souvent de manière collective. Parfois habitables, leurs installations transforment l’espace et sollicitent souvent la participation active des visiteurs en les mettant dans la position d’explorateurs. Elles évoquent des rêves, des peurs ou des expériences de l’enfance, et affirment une convergence entre l’art et la vie. Invités pour Mondes possibles à concevoir une installation spécifique pour le grand plateau de Nanterre-Amandiers, les artistes expérimentent leur premier projet scénographique. Inspirées des cheminées de fée de Cappadoce, d’immenses structures en bois occuperont la scène du théâtre pendant presque deux mois, appelant les visiteurs à les contempler, voire à les explorer de l’intérieur… Ce Village Hoodoo vivra également au rythme des différents événements qui l’investiront tout au long du festival.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

15 - 26 mai

LE PROGRÈS A-T-IL UN AVENIR?

Cité des sciences et de l'industrie

Colloque/Conférence/Débat


Le progrès est mis à l’épreuve des rapides évolutions du monde : le numérique transforme le travail, l’économie, la société ; les activités humaines ont un impact inédit sur l’environnement et la santé.

La Cité des sciences et de l’industrie interroge son public et les scientifiques sur ce qu’est devenue pour eux la notion de progrès. Qu’est-ce que le progrès ?

Mai 2018 est à la fois le cinquantenaire de Mai 68 et le bicentenaire de la naissance de Karl Marx, un événement et une personnalité qui ont nourri les réflexions sur le progrès. Depuis lors, l’idée de progrès a-t-elle vieilli ? Le progrès a-t-il encore un avenir ?

Durant deux semaines, des groupes d’étudiants, un panel de citoyens et des scientifiques, historiens et philosophes, livrent leurs réflexions et débattent.

Des animations impliquant le public auront lieu l’après-midi dans le hall de la Cité, des groupes de citoyens, d’étudiants et d’élèves s’exprimeront en début de soirée dans l’auditorium (18h ou 18h30), puis des tables rondes croiseront les regards de spécialistes et philosophes (de 19h à 21h). Soyez au rendez-vous et exprimez votre vision du progrès !

Tables rondes:

15 mai - Mai 68: sous les pavés, la science - Jean-Pierre Duteuil, Julie Pagis, Jean-Christophe Coffin, Pascal Griset, Jean-Marc Lévy-Leblond, Anne Lovell, modération Aline Richard (The Conversation)

16 mai - Le Japon à l'ombre des traditions - Olivier Fallaix, Alain-Marc Rieu, Stephan Vincent-Lancrin, modération Joris Zylbermann (Asialyst)

17 mai - Les sciences et techniques: consommateurs ou participants? - des étudiants de l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Bernadette Bensaude-Vincent, Catherine Bourgain, Mark Hunyadi, Stéphanie Ruphy, modération Catherine Portevin (Philosophie Magazine)

18 mai - Cours, le progrès est derrière toi! - Un groupe de citoyens, Thomas Le Roux, Michèle Riot-Sarcey, Sophie Roux, Sophie Wahnich, modération Catherine Portevin (Philosophie Magazine)

22 mai - Le progrès est-il le genre humain? - Des élèves du lycée Bossuet Notre-Dame (Paris), Ali Benmakhlouf, Jessica De Largy Healy, Jean-Paul Demoule, Marylène Patou-Mathis, modération Daniel Fiévet

23 mai - On ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance - Des étudiants d'AgroParisTech, Fabrice Flipo, Antonin Pottier, Gilles Trystram, modération Didier Pourquery (The Conversation)

24 mai - Le progrès à tous les étages - Des élèves de l'école Guadeloupe (Paris), Lucas Chancel, Léa Filoche, Frédéric Pierru, modération Didier Pourquery (The Conversation)

26 mai - Le progrès donne le "la" - Yves Balmer, Jean-Philippe Uzan, œuvre inédite de Daniel Apodaka, interprétée par Léo Marillier, Aya Kono et Choha Kim (violons)

En partenariat avec PSL (Paris Sciences Lettres), AgroParisTech, Inserm, Campus Condorcet, Ecole Nationale supérieure des arts décoratifs, IHEST, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Avec le soutien de CNews, The Conversation, Philosophie magazine, Pour la science, France Culture.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux #ProgrèsMai2018

et sur Facebook https://www.facebook.com/confsUniverscience/

Cité des sciences et de l'industrie
30 avenue Corentin Cariou
75019 Paris
TARIFS
Accès gratuit sur réservation

16 mars - 26 mai

1968 / 2018 DES MÉTAMORPHOSES À L'ŒUVRE

La Terrasse : Espace d’art de Nanterre

Exposition


La Terrasse espace d’art de Nanterre présente un programme en écho au cinquantenaire de Mai 68, en exposant des documents historiques liés au Mouvement du 22 mars 1968 (l’occupation de la salle du Conseil de l’Université de Nanterre), des œuvres historiques de Jean-Luc Godard, post-68, de la Coopérative des Malassis, de Henri Cueco et Chris Marker, et d’œuvres contemporaines telles les œuvres vidéos de Frank Smith et de Nicolas Kozakis avec Raoul Vaneigem.

Au programme :

Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger » seront en résidence de création d’une œuvre intitulée Rester. Étranger / mes amis m’adorent.

Aymeric Vergnon-d’Alançon proposera une œuvre participative dans le cadre de sa résidence-mission CLÉA (Contrat local d’éducation artistique).

Une exposition de documents ou d’œuvres de Gérard Aimé, Henri Cueco, Amandine Gay, Jean-Luc Godard, Nathalie Harran, La Coopérative des Malassis, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger » (Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Hussein Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar, Chloé Schmidt, Barbara Coffy, Barış Yarsel), Chris Marker, Mariana Otero, Jean Pottier, Frank Smith, Raoul Vaneigem et Nicolas Kozakis, Aymeric Vergnon d’Alançon.

Une journée de conférences et performances le samedi 24 mars 2018 entre 14h et 00h avec Philippe Artières, Ludivine Bantigny, Thibault Gauthier, Anaïs Kien, Collectif Kom.post, Aminata Labor, Camille Louis, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger », Mélanie Papin, Malika Rahal, Caroline Rolland-Diamond, Pauline Simon, Mathilde Villeneuve.

Des documents et œuvres affichés dans la ville de Gérard Aimé, Joël Auxenfans, Laurent Lacotte, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger », Marianne Mispelaëre, Jean Pottier, Aymeric Vergnon d’Alançon.

Un commissariat collectif de Laurence Dupouy-Veyrier, Sandrine Moreau, Christophe Cuzin, Mathilde Villeneuve, Anaïs Kien, Julien Duc-Maugé, Philippe Quesne.

57 boulevard de Pesaro
92000 Nanterre
TARIFS
Entrée libre

4 - 26 mai

GWENAËL MORIN - RE-PARADISE (D’APRÈS LE LIVING THEATER)

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Gwenaël Morin

Le metteur en scène et directeur du Théâtre du Point du Jour à Lyon, Gwenaël Morin, revisite pour Mondes possibles le spectacle Paradise Now de la troupe américaine The Living Theater, créé en juillet 1968 au Festival d’Avignon : « J’ai l’intention pour mai 2018 de reprendre Paradise Now. J’ai l’intention d’utiliser pour cela le texte rédigé a posteriori par Julian Beck et Judith Malina (directeurs du Living Theater) qui décrit les différents moments de la pièce, leurs processus de mise en œuvre et leurs soubassements dramaturgiques. J’ai l’intention d’intituler cette reprise Re-Paradise. Je voudrais réactiver le plus littéralement possible les formes anciennes contenues dans Paradise Now et mesurer le cas échéant ce qu’elles produisent encore ou ne produisent plus aujourd’hui. Le paradis est l’image d’un monde sans violence. _Paradise Now _demande ce monde « maintenant ». À l’instar des tragédies grecques antiques, cette pièce vise à produire un effet cathartique en proposant des rites théâtraux pour s’émanciper de la violence. »

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Tarif unique 10€

7 avril - 27 mai

COLLECTIF KOM.POST - OCCUPONS !

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Pendant plusieurs mois, le collectif kom.post a rencontré les habitants de Nanterre mais aussi ses fantômes et présences oubliées. À la croisée d’une mémoire – celle de Mai 68 – et d’un imaginaire activé au présent, quels dialogues peuvent composer l’horizon de futurs désirables? Ici, maintenant, comment occupe-t-on les lieux où l’on œuvre, que l’on soit étudiant, habitant ou acteur associatif? Cette enquête et collecte de récits générera différentes actions:

7 AVRIL À 16H30

Radio Occupons! Épisode 2. Nous sommes occupés

Création radiophonique avec des voix d’artistes et de Nanterriens, retransmise sur Radio Agora.

8 AVRIL À 14H

Lectures électriques. Nous occupons

Expérience auditive immersive dans l’installation des Frères Chapuisat et le salon kom.post.

DU 9 AVRIL AU 27 MAI

Salon kom.post.

Dans le sas du théâtre, diffusion des récits collectés, bibliothèque partagée et cartes des enquêtes.

27 MAI À 16H

La Fabrique du commun

Le projet de kom.post à Nanterre se conclura sous la forme d’une grande conversation avec les participants des enquêtes, également ouverte au public sur réservation. Entre création radiophonique live, montage sonore et visuel, La Fabrique du commun permettra à toutes et tous de partager leur histoire

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre sur réservation

20 avril - 3 juin

ROSA BRUX AVEC LES ARCHIVES CONTESTATAIRES - ESSAYER ENCORE, RATER ENCORE, RATER MIEUX

Centre culturel suisse - Paris

Exposition


avec : Messageries Associées, Studios Lolos, Wages For Wages Against, A26N, Galerie Gaëtan, Carole Roussopoulos, Diane Spodarek, Galerie Aurora, Tréteaux Libres, François Bertin, Thomas Hirschhorn, Groupe 5, Patricio Gil Flood, Narcisse Praz, Carlo Tacconi, Oraibi + Beckbooks, Tamas St. Auby, Interfoto

Les changements politiques et sociaux intervenus à partir des "années 68" en Suisse font figure de repères essentiels pour comprendre l’évolution de l’art et ses liens avec la contre-culture. L’exposition, associant archives militantes et pratiques artistiques, est l’occasion de s’interroger sur les liens entre art et activisme.

Privilégiant certains cas de la scène artistique romande peu documentés voire inédits, cette exposition se propose d’aborder également des figures plus emblématiques sous un nouvel angle critique.

« Pour faire face à l’inertie et au conformisme d’institutions dans lesquelles différents mouvements indépendants ne se reconnaissent pas, de nombreuses initiatives s’organisent à Genève, afin de construire et d’expérimenter de nouvelles formes de luttes et d’alternatives. Des années 1960 jusqu’à la fin des années 1980, dans un contexte souvent tendu entre les autorités d’une part, et les milieux artistiques et militants d’autre part, une pléthore d’actions voit le jour. Dans le cadre de l’exposition, Rosa Brux et Archives contestataires s’unissent pour agencer les relations complexes qui relient des documents produits par des actions militantes et des pièces issues de processus artistiques. L’exposition désire ainsi prolonger les perspectives de transversalité initiées par les mouvements des « années 1968 ». Les sources iconographiques et documentaires présentées au CCS exhument quant à elles des aspects refoulés, négligés ou simplement oubliés de l’histoire contestataire. Inspiré d’une pensée célèbre de Samuel Beckett, le titre de l’exposition indique une volonté de rompre avec les catégories d’échecs et de succès trop souvent en jeu lorsqu’il s’agit d’évaluer les mouvements contestataires. Ce titre rend aussi hommage aux aléas de l’activité militante ainsi qu’aux micro-résistances de chaque jour qui œuvrent parfois à l’ombre d’actions collectives plus éclatantes. » Rosa Brux et Archives contestataires

Autour de l'exposition
Visites commentées :
samedi 21 avril par Stefania Giancane puis par Clément Gagliano les samedis 5 et 26 mai, et 2 juin / 15 h.
Tables rondes :
Art et militantisme / mardi 24 avril à 20h
Droits des artistes / mercredi 25 avril à 20h

Centre culturel suisse - Paris
38 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
TARIFS
Entrée libre

Mercredi 6 juin

IMAGES/CITÉ. AUTOUR DE MAI 68 #2 - JACQUES WINDENBERGER ET JEAN POTTIER

Cité de l’architecture & du patrimoine

Projection


Ce diaporama sera exceptionnellement projeté en la présence des deux photographes.

Se servant de la photographie comme outil de leur engagement, Jacques Windenberger et Jean Pottier ne cesseront, durant toute leur carrière, de s’intéresser au monde qui les entoure – proche ou lointain -, de témoigner ou inciter à la réflexion, par l’image, sur les questions que pose notre société.

Projection-débat en présence de

  • Jean Pottier et Jacques Windenberger, photographes
  • Guillaume Blanc, doctorant en histoire de l’art et contributeur de l’exposition Icônes de Mai 68. Les images ont une histoire, à la BnF
  • Caroline Maniaque, architecte et historienne, professeure d’histoire et cultures architecturales à l’école nationale supérieure d’architecture de Normandie, co-commissaire de l’exposition Mai 68. L’architecture aussi !

Modération : Aude Mathé, responsable du programme Photographie et vidéo, Cité de l’architecture & du patrimoine.

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
Entrée libre sur inscription

Samedi 16 juin

RENCONTRES PASSAGE DES TÉMOINS

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Colloque/Conférence/Débat


Mai 68 marque une rupture dans les arts, favorise l’apparition de la culture pop, le mélange des genres et la transgression. Cet après-midi est composé de dialogues animés par Claude Eveno, entre acteurs ou grands témoins de Mai 68 confrontés à des artistes et à des créateurs d'aujourd'hui.

Tables rondes animées par Claude Eveno

Intervenants pressentis, sous réserve
—
Théâtre: Ariane Mnouchkine, Georges Lavaudant, Denis Guenoun, ou Alain Françon avec Michel Deutsch ou Julien Gosselin

Littérature: J-Christophe Bailly avec Tiphaine Samoyault —

Cinéma: Philippe Garrel, Olivier Assayas ou Agnès Varda. avec Virginie Despentes, Julia Ducournau ou Bertrand Bonnelo —

Arts plastiques: Jean-Jacques Lebel, Gérard Fromanger, Ben...

Dialogues, Petit auditorium
15h - 18h, Entrée libre

TARIFS
Entrée libre

22 mars - 28 juin

SILENCE RADIO - MAI 68 À L'ORTF

Radio France

Exposition


Il y a cinquante ans, le mouvement protestataire de Mai 68 transformait profondément la société française.

S'associant aux événements qui secouaient la population et annonçaient une société nouvelle en devenir, l’ORTF se mobilisait contre le silence qu'on lui imposait, pour la liberté d'informer.

50 ans après, à l’initiative de la Direction de la musique et de la création culturelle, Radio France et l’INA retracent ce parcours historique, le SILENCE RADIO du printemps 1968 , par une rétrospective des événements vécus dans l’enceinte de la Maison ronde, et de l’ORTF plus largement.

Une exposition faite d'archives inédites pour une plongée au cœur du printemps 1968 de l'ORTF.

SILENCE RADIO - Mai 68 à l'ORTF, une exposition proposée par Radio France et l'INA à la Maison de la radio

Radio France
116 avenue du Président Kennedy –
75220 PARIS cedex 16
TARIFS
entrée gratuite / accès sur présentation obligatoire d'un billet réservable sur maisondelaradio.fr ou retrait à la billetterie de la Maison de la radio

2 mai - 29 juillet

EXPOSITION CHRIS MARKER

La Cinémathèque française

Exposition


« Tant que la misère existe, vous n’êtes pas riches. Tant que la détresse existe, vous n’êtes pas heureux. Tant que les prisons existent, vous n’êtes pas libres » - Chris Marker

Chris Marker, l’exposition (3 mai – 29 juillet 2018) sera consacrée à un cinéaste aussi discret qu'influent, qui a eu autant de vies qu'un chat, son animal totémique et porte-parole, mais qui n'était ni frileux ni sédentaire : Chris Marker, cinéaste du joli mai par excellence, ses 1000 vies, ses films-essais et son insatiable curiosité – qui fit de lui l'un des pionniers du net et renforça encore son image de chamane.

Avec cette exposition, La Cinémathèque française réaffirme son rôle de musée vivant du cinéma puisque ce sera la première fois que son gigantesque Fonds Marker sera dévoilée au public. L’œuvre de Chris Marker est une plongée d’une richesse sans égal dans notre histoire politique, artistique et technologique. Avec engagement et courage, avec humour et intelligence, ses films, de La Jetée à Sans Soleil, des Statues meurent aussi au Fond de l’air est rouge et à Chats perchés, mais aussi ses photographies et installations multimedia éclairent notre époque.

Conçue par la Cinémathèque française et coproduite par Bozar, l’exposition montre le parcours complexe de Chris Marker (1921-2012), écrivain, homme d’édition, réalisateur, voyageur, photographe, musicien et artiste numérique. Elle accorde une grande place à Mai 68 et révèle l'activiste, l'homme des collectifs, le monteur, l’homme engagé, en France mais aussi à l’étranger et en amont de Mai 68. Elle met en valeur sa culture cinématographique ainsi que les modalités de production et de diffusion des collectifs de l’époque dans lesquels il s’est investi, notamment Slon, ISKRA et les Groupes Medvedkine.

Commissariat : Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, en collaboration avec Florence Tissot.

Autour de l’exposition :

  • Un programme original et surprenant de films et de vidéos, des conférences et des débats.

  • Le catalogue de l'exposition Chris Marker

Une coédition Actes Sud / La Cinémathèque française / Bozar

Un ouvrage collectif sous la direction de Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, en collaboration avec Florence Tissot.

cet ouvrage de référence réunit plus de trente textes de spécialistes de l’œuvre de Chris Marker et une riche et inédite iconographie principalement issue des collections de La Cinémathèque française.

400 pages - 400 illustrations - 42€ - Parution avril 2018.

  • Nouvelles Editions des Ecrits de Chris Marker : Des Mots pour des Films - Commentaires 1953-2004

Editions Actes Sud - Collection Thesaurus

800 pages environ - 25€ (à confirmer) - Mise en vente le 18 avril 2018

  • Un site internet donnant accès à de nombreux documents supplémentaires.

L'exposition ouvrira ses portes le 3 mai, tous les jours (sauf mardis) de 12h à 19h

Programme détaillé à retrouver sur le site de la Cinémathèque française.

La Cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012 Paris
TARIFS
PT : 11€ - TR : 8,5€ - Moins de 18 ans : 5,5€ Accès libre pour les Libre Pass.

17 avril - 26 août

ICÔNES DE MAI 68. LES IMAGES ONT UNE HISTOIRE

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Exposition


50 ans après les événements de mai-juin 1968, cette exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective. Elle permet de suivre la trajectoire d’images célèbres – les portraits de Daniel Cohn-Bendit face à un CRS par Gilles Caron et de la « Marianne de 68 » de Jean-Pierre Rey ; de comprendre comment et pourquoi la mémoire visuelle de Mai 68 se conjugue en noir et blanc alors que les événements ont été couverts en couleurs par la presse de l’époque ; de découvrir qu’en marge de la presse magazine, des initiatives d’expositions et de projections photographiques ont vu le jour face à une vision médiatique dominante des faits ; ou encore de saisir pourquoi la première « nuit des barricades » – qui fit « monter à la une » des magazines les affrontements de mai 1968 – n’a paradoxalement laissé aucune image persistante, aucune icône… Autant de clés pour appréhender le rôle majeur des acteurs médiatiques et éditoriaux dans l’élaboration des représentations des faits.

Voir aussi l'exposition virtuelle http://expositions.bnf.fr/mai68/index.htm

TARIFS
tarif plein 9€, tarif réduit 7€

16 mai - 17 septembre

MAI 68. L’ARCHITECTURE AUSSI !

Cité de l’architecture & du patrimoine

Exposition


Mai 68, fini les Beaux-Arts, on invente! Quoi, vers où? On verra bien…

Les directions que prennent l’architecture et son enseignement à partir du milieu des années 1960 sont multiples et les carrefours parfois dangereux. Les premiers troubles importants éclatent à l’Ecole des Beaux-Arts autour de 1966. Ils s’accompagnent d’une revendication des étudiants en architecture les plus avancés pour la Théorie « majuscule » et pour, à la clé, un statut d’intellectuels, reposant sur l’apport décisif des sciences humaines dans la formation des architectes.L’engagement est politique – à gauche cela va de soi – mais aussi intellectuel, indissociablement tendu vers le renouveau théorique : c’est l’heure du structuralisme spéculatif avec son « effet-logie » qui emprunte autant à la logique mathématique qu’à la linguistique.

Conscients d’un changement inéluctable, les pouvoirs publics avaient bien tenté d’accompagner ce mouvement depuis un certain temps. Ils avaient élaboré un projet de réforme de l’enseignement - que Mai 68 vient faucher. Dès la rentrée suivante, l’architecture et son enseignement se réinventent, hors du cénacle des Beaux-arts, dans de nouvelles « unités pédagogiques d’architecture » (UPA) autonomes. La génération qui s’y forme, même si elle se fédère d’abord sur le rejet de l’héritage, crée de l’idéal et cherche à transmettre quelques références et représentations partagées.« Années tournantes », les années 1968 s’étirent jusqu’au vote, en 1977, d’une Loi sur l’Architecture qui relaie en partie l’agitation pionnière. Son contenu général déplace notamment l’architecture vers le pôle de la qualité alors qu’elle était depuis la Reconstruction dominée par la quantité.

L’exposition Mai 68. L’architecture aussi invite à revisiter ce champ des possibles, cette vingtaine d’années (1962-1984) qui vit le renouvellement de l’enseignement accompagner celui de l’architecture, de l’urbanisme et des professions qui leur sont attachées.

Le refus virulent de l’héritage ou tout au moins son évolution, l’engagement de ceux qui ont fait des années 1968 un moment de basculement, la réinvention des formes et des contenus pédagogiques qui s’en est suivie et enfin les hypothèses qui furent formulées alors pour la société et l’architecture, sont les grandes thématiques qui permettent d’analyser cette aspiration à faire de l’architecture autrement.

Commissariat :

Caroline Maniaque, architecte et historienne. Professeur d’Histoire et cultures architecturales à l’école nationale supérieure d’architecture de Normandie

Eléonore Marantz, historienne. Maître de conférences en histoire de l’architecture contemporaine, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Jean-Louis Violeau, sociologue. Professeur à l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes / chercheur au Centre de Recherche Nantais Architectures Urbanités

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
5€ / 3€

3 mai - 17 septembre

68, LES ARCHIVES DU POUVOIR

Archives nationales (site de Paris)

Exposition


68 Les archives du pouvoir

L'autorité en crise

Exposition du 3 mai au 17 septembre 2018 de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermé le mardi et les jours fériés

Archives nationales – site de Paris hôtel de Soubise

À l’occasion du 50e anniversaire de 68, les Archives nationales organisent une exposition présentant les événements de mai-juin 1968 vus par le pouvoir en place.

10 millions de grévistes, une jeunesse dans la rue, un service public à l’arrêt, une économie paralysée : l’État fait face à une crise sociale majeure qui menace de le déstabiliser. L’ensemble du territoire national est concerné, tous les secteurs d’activité sont touchés.
La Présidence de la République, les membres du gouvernement, les agents des administrations centrales, la Cour de sûreté de l’État sont autant d’exemples de figures et de lieux d’autorité qui cherchent alors à endiguer la contestation, à assurer la permanence de l’État.

Archives nationales
(site de Paris)

60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
TARIFS
Plein tarif : 8 €, tarif réduit :5 €

2 juillet - 23 septembre

1968, QUELLE HISTOIRE !
BARRICADES, EXPRESSION, RÉPRESSION

Les Rencontres de la photographie d’Arles - Croisière

Exposition


Archives de la Préfecture de Police, de Gamma-Rapho-Keystone, de Paris Match, Marcelo Brodsky.

1968 : les Trente Glorieuses paraissent apporter confort et modernité. La société prend un coup de jeune, les enfants du baby-boom de l’après-guerre atteignent l’adolescence. Avec leurs propres modèles et leur culture, ils ne se retrouvent pas dans les valeurs jugées archaïques de leurs aînés. Mobilisation, impopularité, combats de rue, nuits blanches et bagarres : les archives de la préfecture de police de Paris montrent l’autre côté des barricades. On suivra aussi la chronologie des « événements » au travers des affiches, produites pour beaucoup par les étudiants des Beaux-Arts de Paris, aidés et conseillés par des artistes. Afin de comprendre comment le pays a basculé dans la plus grande grève générale que le pays ait connu jusqu’alors, des photographies, documents, livres et affiches montrent le contexte social, culturel et politique de cette année 68. Pour clore le parcours, l’artiste argentin Marcelo Brodsky présente son travail, réalisé à partir de documents d’archives sur l’embrasement du monde.

1968, Quelle histoire! Du 2 juillet au 23 septembre aux Rencontres de la photographie d'Arles

Commissaire de l’exposition : Bernadette Caille.

Textes de Ludivine Bantigny et Patrick Boucheron.

En collaboration avec les Archives de la Préfecture de Police, de Paris Match et de Gamma-Rapho-Keystone.

Publications :

Mémoires de police dans la tourmente de mai 68, Charles Diaz, Éditions Textuel, 2017.

Une révolution esthétique ? Mai 68, des affiches «au service du peuple » (titre provisoire), Bernadette Caille, Michel Dixmier, Sam Stourdzé, Actes Sud, 2018.

Les Rencontres de la photographie d’Arles - Croisière
65 boulevard Émile Combes
13200 Arles
TARIFS
Accès à l'exposition inclus dans les forfaits des Rencontres d'Arles

5 juin - 23 septembre

GORDON MATTA CLARK. ANARCHITECTE

Jeu de Paume

Exposition


S’installant à New York peu après la fin de ses études à l’école d’architecture de l’université Cornell (1962-1968), Gordon Matta-Clark commence à produire une série d’œuvres in situ dont le propos semble être de procéder à une anatomie du corps même du paysage urbain : il découpe et démantèle littéralement les structures des bâtiments, exhibant ce qui subsiste à titre de preuve.

Ces actions ont lieu, pour la plupart, dans le sud du Bronx à une époque où le quartier connaît un fort déclin économique en raison de l’exode massif de la classe moyenne vers la banlieue. Nombre de bâtiments abandonnés deviennent ainsi le terrain privilégié d’intervention de Matta-Clark. L’une des séries les plus iconiques de la période, Bronx Cuts, deviendra emblématique de son travail et servira de base à d’autres projets ambitieux tels que Conical Intersect (Paris, 1975) ou Office Baroque (Anvers, 1977).

Retraçant le parcours de l’artiste depuis ses premières interventions dans le Bronx, l’exposition « Gordon Matta-Clark. Anarchitecte » propose une nouvelle lecture de son œuvre et de son influence sur l’art et l’architecture contemporains.

Avec plus d'une centaine d'œuvres et réunissant un large éventail de médiums – photographie, vidéo, sculpture et gravure –, l’exposition emprunte aussi à la collection permanente du Bronx Museum pour présenter des œuvres qui, du fait de leur lien avec la culture urbaine contemporaine, éclairent le contexte dans lequel s’inscrit la passionnante critique de l’architecture proposée par Gordon Matta-Clark.

Jeu de Paume
1 place de la concorde
75008 Paris

24 mai - 22 septembre

68, LES ARCHIVES DU POUVOIR

Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine)

Exposition


68, les archives du pouvoir

Les voix de la contestation

Entrée libre et gratuite du lundi au samedi de 9h00 à 16h45

Fermé le 19 juin (pour séminaire), le 14 juillet, du 4 au 18 août et le 25 août

Les documents saisis en mai-juin 1968 constituent un imposant double de papier des multiples formes que la contestation notamment étudiante ou ouvrière a prises. Faute d’arrêter le cortège et ses revendications, le pouvoir glane ses traces. Les forces de l'ordre ou la Cour de Sûreté de l'État sont des acteurs de ces saisies qui conduisent à des synthèses qui viennent nourrir les dossiers de renseignement, voire, dans un second temps, d’instruction judiciaire. Le caractère autoritaire de la saisie — dans ce que ce geste peut être interprété comme une dépossession, voire une spoliation — n’empêche pas non plus certains historiens, chercheurs de constituer des collections. La collecte est ainsi également l’affaire d'archivistes militants ou sympathisants, de bibliothécaires et de professionnels du patrimoine, dont certains se rendent sur les lieux et opèrent de véritables collectes de facto. Paradoxalement ces gestes nous permettent aujourd’hui d’accéder et d’entendre au plus près les multiples voix de la contestation du printemps 1968, de ce qui fut appelé par la suite « l'esprit 68 ».

Archives nationales
(site de Pierrefitte-sur-Seine)

59 rue Guynemer
93380 Pierrefitte-sur-Seine
TARIFS
gratuit