soixante-huit

Il y a cinquante ans, le mouvement protestataire de Mai 68 retournait les rues de Paris, de Nanterre, et les esprits de la France entière. En lien avec un vaste mouvement de contestation international, il transformait profondément la société française.

50 ans après, plusieurs institutions culturelles interrogent l’histoire et l’héritage de Mai 68 à travers des rencontres, des expositions, des ouvertures d’archives, des ateliers participatifs, du théâtre, de la musique, des débats, des interventions inédites.

Fédérant le programme de plusieurs partenaires culturels, à Paris et en Ile-de-France, ce site partage avec le public le plus large toute la richesse et la diversité de ces hommages.

FR EN
Université
Paris Nanterre
L’UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE MARQUERA CETTE ANNÉE LES 50 ANS DES « ÉVÉNEMENTS » EN CÉLÉBRANT, DÉCLINANT, RÉINVENTANT L’ESPRIT DE 68, TOUT AU LONG DE SON ANNÉE THÉMATIQUE 1968-2018 : PROP’OSONS !
Riche de ses 34 000 étudiants et forte de son identité en sciences humaines et sociales, l’Université Paris Nanterre choisit de reposer in situ les questions de l’imagination au pouvoir et des articulations entre art et politique, en impliquant toute sa communauté dans plusieurs moments forts de créations et de rencontres. Entre janvier et octobre 2018, le campus s’ouvrira au plus large public et accueillera de nombreux invités pour différentes journées où se croiseront débats et manifestations artistiques. Echanges, performances et projections seront l’occasion d’élargir 68 dans le temps et l’espace, et réinterrogeront notre rapport à la cité, au travail, à la politique, à l’art, au collectif, sous l’angle de la jeunesse et des croisements générationnels.

Adresse
200 avenue de la République
92001 Nanterre Cedex


PROGRAMME
Jeudi 25 janvier, 17h00
La nuit des idées
Le 25 janvier 2018, le campus de l’Université Paris Nanterre organisera un ensemble de manifestations artistiques et de débats ouverts au plus large public et accueillera de nombreux invités.

Jeudi 22 mars, 09h00
Printemps des utopies et des libertés
Débats et diffusion radio

Vendredi 4 mai, 09h00
Global 68 | Solidarity in Alliances and Global History
Conférences organisée par Françoise Vergès (FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, University of London) et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre)

10 - 12 octobre
Colloque "La décennie 64-74 dans les SHS"
Transformations épistémologiques et pédagogiques

ALLER VERS L'AGENDA
Nanterre-
Amandiers
D’AVRIL À MAI 2018, LE CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL NANTERRE-AMANDIERS CÉLÈBRE À SA MANIÈRE LE 50e ANNIVERSAIRE DE MAI 68, INVITANT DES CRÉATIONS ARTISTIQUES DONT LE POINT COMMUN EST DE DÉFRICHER DES TERRITOIRES UTOPIQUES.
À rebours de toute commémoration nostalgique, « Mondes possibles » interroge les utopies de mai 68 et rassemble des créations d’artistes et penseurs européens. Tandis que certains projets revisitent l’héritage contestataire et libertaire des événements, d’autres échafaudent, de manière plus prospective, des mondes possibles pour les temps à venir.
Installations, spectacles en plein air, portrait de la ville de Nanterre, abécédaire philosophique, conférence théâtrale, concert, films, ou pièce chorégraphique, tous viennent poser la question de l’être ensemble.
En partenariat avec le Centre Culturel Suisse de Paris (Festival Extra Ball), l’Université Paris-Nanterre (Global 68), et le CNAP.


Adresse
Centre dramatique national
7, avenue Pablo-Picasso
92022 Nanterre Cedex


PROGRAMME
Samedi 7 avril, 12h00
FOOFWA D'IMOBILITÉ - DANCEWALK
À l’occasion de Mondes possibles, Foofwa d’Imobilité lance le projet fou d’une « dancewalk » entre le Centre Culturel Suisse, situé au centre de Paris, et le théâtre Nanterre-Amandiers…

Samedi 7 avril, 18h00
ROMAN SIGNER - PERFORMANCE
Roman Signer invente pour Mondes possibles une nouvelle performance. Il s’évertue à reproduire ce moment magique : celui ou la furtive transformation de la forme et de la matière est rendue possible

7 avril - 26 mai, les samedis
LES FRÈRES CHAPUISAT - LE VILLAGE HOODOO (INSTALLATION MONUMENTALE)
Les frères Chapuisat sont connus pour leurs installations éphémères, ils sont invités pour Mondes possibles à concevoir une grande installation spécifique pour le théâtre Nanterre-Amandiers.

Jeudi 3 mai, 18h00
ANGELA DAVIS & TARIQ ALI - RENCONTRE
Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker.

4 - 31 mai
ATELIERS DE POLITIQUES TERRIENNES
En mai 18, nous invitons les différents peuples de Gaïa (qui restent à définir !) à inventer et négocier leurs cosmogrammes au Théâtre des Amandiers, dans des ateliers ouverts au public.

4 - 31 mai
LANCELOT HAMELIN & DUNCAN EVENNOU - THE LIGHT HOUSE PROJECT / BANDE DE RÊVEURS
Depuis 2014, Lancelot Hamelin et Duncan Evennou arpentent les rues de la ville de Nanterre pour recueillir des récits de rêve.

4 - 26 mai
GWENAËL MORIN - RE-PARADISE (D’APRÈS LE LIVING THEATER)
Le metteur en scène et directeur du Théâtre du Point du Jour à Lyon, Gwenaël Morin, qui aime les vastes aventures épiques, réinvestit pour Mondes possibles le théâtre de verdure

4 - 13 mai
SANJA MITROVIĆ - MY REVOLUTION IS BETTER THAN YOURS
En collaboration avec un groupe d’interprètes venus de Serbie et de France, Sanja Mitrović propose une enquête mettant en parallèle les représentations et l’héritage de 1968 en Serbie et en France.

5 et 12 mai
PASCALE MURTIN / GRAND MAGASIN - ÉPARPILLER / CONCERT DISPERSÉ
Un concert dispersé dans la nature dont aucun des auditeurs n’a la même perception. Le spectateur est invité à se déplacer librement pour écouter une succession de duos, trios, ou quatuors vocaux.

Samedi 12 mai, 10h00
MASSIMO FURLAN & CLAIRE DE RIBAUPIERRE - LES HÉROS DE LA PENSÉE
Les Héros de la pensée met en jeu la forme de l’abécédaire et la question de la pensée en mouvement, de la collectivité et du collectif, sans oublier la question de l’alcool…

18 - 20 mai
SARAH VANHEE / CAMPO - UNFORETOLD
Unforetold est un espace fait de questions, un espace contenant de nombreux espaces différents, se déployant continuellement via des connexions infinies possibles.

Samedi 26 mai, 18h00
COLLECTIF KOM.POST - LA FABRIQUE DU COMMUN
kom.post tout au long de l'année est allé voir les voisins et les a invités au théâtre pour, à la fin de Mondes possibles, reprendre la conversation sous la forme d'une Fabrique du commun.

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Cité de l’architecture & du patrimoine
« MAI 68. L’ARCHITECTURE AUSSI ! »
1968, RÉVOLTE ÉTUDIANTE, SYNDICALE, SOCIALE ET ARTISTIQUE, DE LA MANIÈRE DE PENSER OU DE FAIRE DES VILLES, DE VIVRE TOUT SIMPLEMENT.
ENSEIGNER ET FAIRE DE L’ARCHITECTURE AUTREMENT.
La Cité de l’architecture & du patrimoine, propose à ses visiteurs une diversité culturelle exceptionnelle, en un lieu unique, sur 22 000 m2 au cœur de Paris.
Du renouvellement urbain à la revitalisation du patrimoine, la question de la ville préoccupe chaque jour davantage nos contemporains. Établissement public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, la Cité se propose d’être un grand centre de diffusion de la connaissance pour tout ce qui touche à la qualité de l’architecture, à la valorisation du patrimoine et à la préservation de l’environnement urbain. S’adressant aussi bien au grand public qu’à des acteurs plus spécialisés, la programmation est diversifiée : expositions permanentes et temporaires, enseignements et ateliers, colloques, débats, projections...
Aux spécialistes des domaines de l’architecture et de la ville, la Cité offre les enseignements dispensés par l’École de Chaillot, une bibliothèque et un centre d’archives.

Adresse
Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro
75016 Paris 16


PROGRAMME
15 et 16 mai
Les années 68 et la formation des architectes. Perspectives internationales
Les années 68 et la formation des architectes. Perspectives internationales

16 mai - 17 septembre
Mai 68. L’architecture aussi !
L’exposition Mai 68. L’architecture aussi invite à revisiter cette vingtaine d’années (1962-1984) qui vit le renouvellement de l’enseignement accompagner celui de l’architecture, l’urbanisme.

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Beaux-Arts
de Paris
FRUIT DES REGARDS CROISÉS DE DEUX DISCIPLINES SOUVENT OPPOSÉES, L’HISTOIRE DE L’ART ET L’HISTOIRE, L’EXPOSITION « IMAGES EN LUTTE » PROPOSE UNE LECTURE DOCUMENTÉE DE CE MOMENT PARTICULIER DE L’HISTOIRE CONTEMPORAINE, LES ANNÉES 1968-1974, OÙ L’ART ET LE POLITIQUE, LA CRÉATION ET LES LUTTES SOCIALES ET POLITIQUES FURENT INTIMEMENT MÊLÉS.
Les Beaux-Arts de Paris sont tout à la fois un lieu de formation et d’expérimentations artistiques, un lieu d’exposition et de conservation de collections historiques et contemporaines et une maison d’édition. L’École a pour mission l’enseignement des arts plastiques, la conservation et la diffusion de son patrimoine artistique. Établissement public administratif sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication, elle forme en cinq ans des étudiants se destinant à la création artistique de haut niveau. Héritiers des collections des Académies royales, Les Beaux-Arts de Paris dispose d’un fonds de plus de 450 000 œuvres dont elle assure la présentation au public au travers d’expositions et de prêts. Elle occupe un vaste ensemble architectural de deux hectares, classé monument historique.

Adresse
Palais des Beaux-Arts
13 quai Malaquais
75006 Paris


PROGRAMME
21 février - 20 mai
IMAGES EN LUTTE
LA CULTURE VISUELLE DE L’EXTRÊME GAUCHE EN FRANCE (1968-1974)

12 - 20 mai
IMAGES EN LUTTE - Evénements associés
Du 12 au 20 mai, se succéderont en dialogue avec une jeune génération d’artistes, un salon, des performances, des conférences ainsi qu’une exposition d’affiches dans l’espace public

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Centre
Pompidou
« MAI 68 – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE » EST UNE MANIFESTATION VIVANTE QUI CÉLÈBRE ET INTERROGE LA CONTEMPORANÉITÉ DE MAI 68, EN ACCÈS LIBRE PENDANT TROIS SEMAINES DANS LE FORUM -1 DU CENTRE POMPIDOU.
Doté d’une architecture emblématique conçue par Renzo Piano et Richard Rogers, le Centre Pompidou a été inauguré en 1977. Il réunit en un lieu unique l’un des plus importants musées au monde possédant la première collection d’art moderne et contemporain d’Europe, des salles de cinéma et de spectacles, des espaces d’activités éducatives, une bibliothèque de recherche sur l’art des 20e et 21e siècles. Il est associé à une bibliothèque de lecture publique et à un institut de recherche musicale (Ircam).
Plateforme d’échanges entre la société et la création contemporaine, le Centre Pompidou est un lieu populaire, qui reçoit plus de 3 millions de visiteurs chaque année, et dont la mission est de s’adresser à un public toujours plus large pour lui offrir les clés d’accès à la création contemporaine la plus récente et active, en nouant des liens étroits avec les artistes.

Adresse
Place Georges Pompidou
75004 Paris


PROGRAMME
1 février - 13 avril
Mai 68 en théorie
Un « séminaire du soir » en 6 séances organisé par Patrice Maniglier (MCF Philosophie Nanterre) et Laurent Jeanpierre (Professeur de Science Politique à Paris 8) sur les enjeux théoriques de Mai 68.

28 avril - 20 mai
Mai 68 - Assemblée Générale
Mai 68 - Assemblée Générale, c’est l’occupation permanente du forum -1 sur plus de trois semaines, sous forme d’expositions de débats, de performances, projections et ateliers, en entrée libre.

30 avril - 18 mai
Pour une histoire des années 68
Un cycle de 12 mini-conférences d’historiens sur les années 68, une proposition de Philippe Artières, directeur de recherche au CNRS.

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Archives
nationales
À L’OCCASION DU 50e ANNIVERSAIRE DE 68, LES ARCHIVES NATIONALES ORGANISENT UNE EXPOSITION PRÉSENTANT LES ÉVÉNEMENTS DE MAI-JUIN 1968 VUS PAR LE POUVOIR EN PLACE.

Une institution citoyenne au service de la mémoire collective.
Collecter, conserver, communiquer, faire comprendre et mettre en valeur leurs fonds, favoriser l’apprentissage de la citoyenneté auprès des jeunes publics sont les missions fondamentales des Archives nationales.

Créées pendant la Révolution française, les Archives nationales conservent les archives publiques des différents régimes politiques du VIIe siècle jusqu’à nos jours, ainsi que les minutes des notaires parisiens et des fonds d’archives privées.
Avec la loi du 7 messidor an II (27 juin 1794), l’accès gratuit aux archives de l’État est établi comme une garantie du régime démocratique et de la transparence de l’État. Ce sont près de 350 kilomètres linéaires d’archives sur tous supports, qui sont conservés, ainsi que des millions de fichiers nativement numériques.

Parmi ces documents, certains symbolisent des étapes majeures de l’histoire de France : les papyri mérovingiens, le procès des Templiers, le journal de Louis XVI, le serment du Jeu de paume, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le testament de Napoléon, les Constitutions successives de la France, ou encore le premier recensement numérique de la population en 1962.



Adresse
Site de Paris
60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris

Site de Pierrefitte-sur-Seine
59, rue Guynemer
93383 Pierrefitte-sur-Seine


PROGRAMME
3 mai - 17 septembre
68, Les archives du pouvoir
Les événements de mai-juin 1968 vus par le pouvoir en place.

24 mai - 22 septembre
68, les voix de la contestation
Exposition sur le site de Pierrefitte-sur-Seine du 24 mai au 22 septembre 2018

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Bibliothèque
nationale de France
50 ANS APRÈS LES ÉVÉNEMENTS DE MAI-JUIN 1968, L’EXPOSITION « ICÔNES DE MAI 68 : LES IMAGES ONT UNE HISTOIRE » REVIENT SUR LA CONSTRUCTION MÉDIATIQUE DE NOTRE MÉMOIRE VISUELLE COLLECTIVE.

La Bibliothèque nationale de France est une des plus anciennes et des plus vastes bibliothèques au monde. Elle accueille le public sur quatre sites à Paris et fait vivre ses collections à travers une riche programmation culturelle.

La BnF rassemble la mémoire du patrimoine national, le conserve et le fait connaître. Ses collections, issues du dépôt légal et d’une politique active d’acquisitions, sont uniques au monde : quinze millions de livres et de revues, mais aussi des manuscrits, estampes, photographies, cartes et plans, partitions, monnaies, médailles, documents sonores, vidéos, multimédia, décors, costumes… en accroissement constant. Toutes les disciplines intellectuelles, artistiques et scientifiques sont représentées dans un esprit encyclopédique. Ses espaces physiques sont fréquentés chaque année par plus d'un million de visiteurs. Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, donne accès gratuitement à plus de quatre millions de documents.



Adresse
BnF | François-Mitterrand
Quai François-Mauriac,
75013 Paris


PROGRAMME
17 avril - 26 août
Icônes de Mai 68. Les images ont une histoire
50 ans après Mai 68, l'exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective.

Jeudi 17 mai, 09h30
Journée d'étude "Les mondes de 68"
Une journée autour de l'exposition de la BnF "Icônes de Mai 68" et à l'occasion des cinquante ans de Mai 68.

Samedi 16 juin, 15h00
Rencontres passage des témoins
Dialogues entre des acteurs ou des grands témoins de 68 avec des artistes et des créateurs

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La Cinémathèque
française
VÉRITABLE CARREFOUR DES CINÉPHILIES, MUSÉE VIVANT DU CINÉMA, LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE REVISITE MAI 68 À TRAVERS UNE GRANDE EXPOSITION CONSACRÉE À CHRIS MARKER ET LA REPRODUCTION GRANDEUR NATURE DE LA TOUTE PREMIÈRE QUINZAINE DES RÉALISATEURS EN MAI 69.
En 1936, Henri Langlois, personnage visionnaire, crée La Cinémathèque française afin de sauver de la destruction les films, costumes, décors, affiches et autres trésors du cinéma. Il est alors le premier à considérer le cinéma comme un art à conserver, restaurer et montrer.
Huit décennies plus tard, dans un bâtiment résolument contemporain, entièrement dédié au 7e art, La Cinémathèque française dévoile plus que jamais le cinéma de manière unique grâce à une des plus belle collections au monde sur le cinéma et à ses nombreuses activités :
Des expositions autour de personnalités majeures ou de grands moments de l’histoire du cinéma (Tim Burton, Metropolis, Lanternes magiques, Pedro Almodovar, François Truffaut, Jacques Tati, Stanley Kubrick, Scorsese,...), des films et conférences (40 films par semaine, 4 salles de cinéma), une Bibliothèque du Film (22 500 ouvrages, 500 revues spécialisées, 23 000 affiches, 12 000 films...), des collections (40 000 films, 3 000 costumes, 23 000 affiches, 14 500 dessins, 2 300 objets…), un Musée du cinéma, des activités pour le jeune public et une Librairie.

Adresse
51 rue de Bercy
75012 Paris


PROGRAMME
28 mars - 15 avril
Édition 1969 de la Quinzaine des Réalisateurs
La reproduction grandeur nature de la toute première Quinzaine des Réalisateurs en mai 69, avec la quasi intégralité des films qui y furent présentés. Rétrospective du 28 mars au 15 avril 2018.

2 mai - 29 juillet
Exposition Chris Marker
Voyage original et inédit dans l’œuvre de ce créateur engagé, explorateur infatigable de la planète, du temps et des moyens d’expression ; l'activiste, l'homme des collectifs, le monteur.

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Université
Paris
Nanterre
Nanterre-Amandiers
Cité
de l’architecture
& du patrimoine
Beaux‑Arts
de Paris
Centre
Pompidou
Archives
nationales
Bibliothèque
nationale
de France
La Cinémathèque
française

Agenda

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Jeudi 25 janvier

LA NUIT DES IDÉES

Université Paris Nanterre

Performance/Spectacle


La nuit des idées, c'est quoi ?

L’université Paris Nanterre marquera cette année les 50 ans des « événements » en célébrant, déclinant, réinventant « l’esprit de 68 », dans le cadre de son année thématique. Riche de ses 34 000 étudiants et forte de son identité en sciences humaines et sociales, elle choisit de reposer in situ la question de l’imagination au pouvoir, en impliquant toute sa communauté dans une nuit de création/s et de rencontres :

« Imaginons autrement ! De l’art à la politique, et retour »

. Le 25 janvier 2018, de 17h à 23h30, le campus de l’Université Paris Nanterre organisera un ensemble de manifestations artistiques et de débats ouverts au plus large public et accueillera de nombreux invités.

Le Street art, si présent dans nos rues aujourd’hui, est né du mouvement contestataire de mai 68, véritable laboratoire de création artistique (collages, pochoirs, tags) mêlant slogans et images percutantes. À partir de 17 heures, débutera « Sous le Street Art, le Louvre 1968-2018 », manifestation en partenariat avec le Musée du Louvre, au cours de laquelle la jeune génération du street art français investira les murs de l’université pour réinterpréter des œuvres célèbres. Huit œuvres pérennes seront ainsi créées sous les yeux du public, transformant le campus en une vaste scène artistique à ciel ouvert, dans une ambiance festive et musicale.

Les débats « Imaginons autrement… » qui suivront feront alterner échanges, performances et projections pour réinterroger aujourd’hui notre rapport à la cité, au travail, à la politique, à la création artistique. La programmation s’achèvera par un concert de pop rock psychédélique actuelle.

Programme

Parallèlement à la Maison de l’Etudiant en continu sur toute la soirée :

De 17h à 22h, animation DJs à la Maison de l’étudiant, par l’association étudiante Lames de fond.

En continu toute la soirée devant le bâtiment L, en partenariat avec Arte Radio pour l’opération internationale « Les idées de la nuit », le Studiomobile interrogera les visiteurs et captera ses pastilles sonores.

De 21h à 21h40, sur la mezzanine du hall du bâtiment Paul Ricoeur (L), studio radio éphémère : « L’imagination au pouvoir », émission animée par les journalistes Catherine Portaluppi (Radio Agora Nanterre) et Anne Soëtemondt (RFI) et les étudiants du master 2 journalisme culturel (Humanités et Industries créatives).

Une soirée de débats et de performances :

En continu dans le hall et au premier étage du bâtiment L, les performances « Du droit à la voix publique », « Liberté garantie !», « Homme seul au mégaphone », « projections », « Gilles Anyone »

• 18h-22h45 : Débats et performance au Théâtre Bernard-Marie Koltès

(bâtiment Paul Ricoeur)

• 18h-18h45: Débat « Travailler autrement : des rêves de Mai 68 au numérique de 2018 » avec Ingrid Garnier, Béatrice Bellini, Antoine Fortune et Samira Ayad

• 18h45 : performance « Georges Kaplan 1 »

• 19h-19h45 : Débat « 68 et la Cité » avec Dominique Viart, Pierre Hyppolite, Claude Eveno, Jean-Pierre Le Dantec, Roland Castro et des étudiants

• 19h45 : performance « Nanterre La folie »

• 20h-20h45 : Débat penser, imaginer la politique autrement avec Martin Hirsch en visio conférence depuis Tunis, Emmanuel Laurentin, Jean-François Balaudé, André Gattolin et des étudiants

• 20h45 : performance « Des ordres/désordre »

• 21h-21h45 : Débat Situationnisme « Arts et politiques » avec Christian Biet, Clare Finburgh, Carl Lavery, Cristina De Simone, Martin Mendiharat et des étudiants de théâtre

• 21h45 : performance « Georges Kaplan 2 »

• 22h 22h45 : Débat sur la création artistique : avec Thierry Dufrêne, les street artists présents sur le campus, Cyrille Gouyette, Dominique Aris, Chaima Ben Hadj, Chloé Collin et Hélisenne Lestringant

• 22h45-23h45 : Concert de « Thee Maximators » en salle Pierre Reverdy dans le bâtiment Paul Ricoeur (L) sur une proposition de l’association étudiante « Hypothémuse » (Les Marmites artistiques)

En continu Points de vente de boissons et restauration rapide (foodtrucks) devant La Maison de l’Étudiant et le Bâtiment Paul Ricoeur (L)

Liste des intervenants

• Dominique Aris, responsable de la Direction Générale de la Création Artistique, ministère de la Culture

• Samira Ayad, étudiante en Master 2 de Psychologie du Travail et des Ressources Humaines.

• Jean-François Balaudé, professeur de philosophie, président de l’université Paris Nanterre

• Léonard Barbier-Hourdin, auteur-réalisateur

• Béatrice Bellini, directrice du département des Sciences de Gestion et enseignante chercheuse à l’université Paris Nanterre

• Lionel Belluteau, photographe

• Chaima Ben Hadj, doctorante en histoire de l’art à l’université Paris Nanterre

• Christian Biet, professeur d'histoire et esthétique du théâtre à l'université de Paris Nanterre

• Roland Castro, architecte et militant politique, a participé à la consultation sur le « Grand Paris »

• C215, artiste urbain pochoiriste

• Chloé Collin, étudiante en droit et en master d’histoire de l‘art à l’université Paris Nanterre

• Cristina De Simone, maîtresse de conférence en histoire de l’art à l’université de Caen

• Thierry Dufrêne, professeur d'histoire de l'art contemporain, directeur du Centre de Recherche en Histoire de l'Art et Histoire des Représentations à l'université Paris Nanterre

• Antoine Fortune, gérant de la société AMILIFE, spécialisée dans le domaine de la réalité virtuelle

• Ingrid Garnier, psychologue du travail et ergonome, consultante chez Addhoc Conseil

• André Gattolin, sénateur des Hauts de Seine

• Claude Eveno, urbaniste et réalisateur, auteur de « Revoir Paris »

• Clare Finburgh, Goldsmith University of London

• Cyrille Gouyette, responsable de l’unité Education artistique au musée du Louvre

• Mathieu Grégoire, Enseignant, chercheur en sociologie à l’université Paris Nanterre

• Groupe GGK, artistes activistes (université de Caen)

• Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris en duplex depuis Tunis

• Pierre Hippolyte, maître de conférences en littérature française à l’université Paris Nanterre

• Kouka, artiste peintre

• Carl Lavery, university of Glasgow

• Emmanuel Laurentin, journaliste à France culture

• Jean-Pierre Le Dantec, écrivain et architecte-urbaniste

• Hélisenne Lestringant, doctorante en études théâtrales à l’université Paris Nanterre, performeuse et coordinatrice du projet site specific « Tout a commencé là »

• Levalet, artiste de street art

• Madame, artiste de street art et collage urbain

• Martin Mendiharat, étudiant en master d’études théâtrales à l‘université Paris Nanterre.

• Monkey Bird, duo de street artistes

• Philippe Quesne, auteur dramatique, metteur en scène et scénographe, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers (sous réserve)

• Catherine Portaluppi, journaliste, radio Agora Nanterre

• Sabine Quiriconi, maîtresse de conférence en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Sylvie Robic, maîtresse de conférences en littérature française à l’université Paris Nanterre

• Isabelle Rivoal, chercheuse au CNRS, Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris Nanterre

• Roti, peintre, tailleur de pierre, sculpteur, tatoueur, lithographe

• Marielle Silhouette, professeur en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Anne Soetemondt, journaliste à RFI

• Thee Maximators, duo Psyché Grunge

• Christophe Triau, professeur en études théâtrales à l’université Paris Nanterre

• Dominique Viart, essayiste, critique et professeur de Littérature française à l’université Paris Nanterre

Tous les collectifs d’étudiants de l’université Paris Nanterre accompagnateurs et médiateurs de La Nuit des idées : les étudiants en masters d’histoire de l’art, journalisme culturel, scénographie, psychologie du travail et ergonomie / les associations Lame de fond, Hypothémuse (Les Marmites artistiques), Le Phare Ouest / Le collectif d’étudiants performeurs du site specific « Tout a commencé là »

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

21 février - 20 mai

IMAGES EN LUTTE

Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts)

Exposition


Commissaires : Philippe Artières et Éric de Chassey

Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés.

L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel. Elle présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte.

C’est donc un long cortège qui est ici dévoilé, qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France.

La mémoire collective des événements de mai 68 est largement liée aux affiches produites par l’Atelier Populaire, émanation de l’occupation de l’École des Beaux-arts de Paris à partir du 14 mai par ses étudiants et ses enseignants, bientôt rejoints par de nombreux artistes. Ces affiches témoignent bien sûr de la mobilisation en France et à travers le monde de toute une génération dans cette révolte politique du tournant des années 1960-1970 ; mais ces affiches sont aussi porteuses d’une autre histoire, loin de celles des partis politiques désireux de participer au système parlementaire, mais proche de celles des organisations d’extrême gauche interdites dès juin 1968 et qui vont se multiplier pendant plusieurs années. Elles démontrent que ce soulèvement d’une génération a partie liée avec les images et avec l’art d’avant-garde de cette époque – non sans contradictions. Elles ne sont en même temps que la partie la plus connue d’un foisonnement de la création, qui répond à une volonté de renverser radicalement les systèmes en place.

L’exposition IMAGES EN LUTTE, la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974), entend redonner à la création portée par ces utopies révolutionnaires, sans distinguer a priori ce qui relève de l’art et ce qui tient de la propagande visuelle, leur soubassement et leur complexité, en même temps qu’elle souhaite interroger les contradictions et les ambiguïtés des rapports entre art et politique, en considérant, depuis une époque où ces rapports ont perdu de leur acuité, une période où une grande partie de la création ne pouvait se penser sans eux.

Avec les oeuvres de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Francis Biras, Hélène Bleskine, Pierre Buraglio, Louis Cane, Coopérative des Malassis, Henri Cueco, Guy Debord, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Erró, Gérard Fromanger, Monique Frydman, Jean-Luc Godard, Jean-Robert Ipoustéguy, Françoise Janicot, Michel Journiac, Elie Kagan, Julio Le Parc, Chris Maker, Maurice Mathieu, Annette Messager, Anne-Marie Miéville, Tania Mouraud, Olivier Mosset, Jean-Pierre Pincemin, Ernest Pignon-Ernest, Bernard Rancillac, Martial Raysse, Claude Rutault, Carole Roussopoulos, Gérard Tisserand, Philippe Vermès, Claude Viallat, Nil Yalter, Claude Yvel...

Avec le soutien de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier

Palais des Beaux-Arts

Du mardi au dimanche de 13h à 19h

Beaux-Arts de Paris
(Palais des Beaux-Arts)

13, quai Malaquais
75006 Paris
TARIFS
Tarif plein : 7,50€ Tarif réduit : 4,00€ Gratuité pour les étudiants

1 février - 13 avril

MAI 68 EN THÉORIE

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


Un « séminaire du soir » en 6 séances organisé par Patrice Maniglier (MCF Philosophie Nanterre) et Laurent Jeanpierre (Professeur de Science Politique à Paris 8) sur les enjeux théoriques de Mai 68, au sens où il s’agirait non pas de produire une théorie sur Mai 68, mais plutôt de voir de quelle manière Mai 68 a pu donner lieu à des inventions théoriques originales.

Ce séminaire, ouvert à tous, formera un groupe de « médiateurs ou commissaires théoriques » pour répondre à un double objectif de formation (à la manière d’un cours du soir) et de recherche (à la manière d’un travail collectif).

Dans la Petite salle du Centre Pompidou de 18h30 à 20h.

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

16 mars - 26 mai

1968 / 2018 DES MÉTAMORPHOSES À L'ŒUVRE

La Terrasse : Espace d’art de Nanterre

Exposition


La Terrasse espace d’art de Nanterre présente un programme en écho au cinquantenaire de Mai 68, en exposant des documents historiques liés au Mouvement du 22 mars 1968 (l’occupation de la salle du Conseil de l’Université de Nanterre), des œuvres historiques de Jean-Luc Godard, post-68, de la Coopérative des Malassis, de Henri Cueco et Chris Marker, et d’œuvres contemporaines telles les œuvres vidéos de Frank Smith et de Nicolas Kozakis avec Raoul Vaneigem.

Au programme :

Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger » seront en résidence de création d’une œuvre intitulée Rester. Étranger / mes amis m’adorent.

Aymeric Vergnon-d’Alançon proposera une œuvre participative dans le cadre de sa résidence-mission CLÉA (Contrat local d’éducation artistique).

Une exposition de documents ou d’œuvres de Gérard Aimé, Henri Cueco, Amandine Gay, Jean-Luc Godard, Nathalie Harran, La Coopérative des Malassis, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger » (Abdellah Ismail, Hassan Abdallah, Hussein Abdallah, Abdulaziz Abdulkarim, Omar Haruone Aboubakr, Masri Omar, Chloé Schmidt, Barbara Coffy, Barış Yarsel), Chris Marker, Mariana Otero, Jean Pottier, Frank Smith, Raoul Vaneigem et Nicolas Kozakis, Aymeric Vergnon d’Alançon.

Une journée de conférences et performances le samedi 24 mars 2018 entre 14h et 00h avec Philippe Artières, Ludivine Bantigny, Thibault Gauthier, Anaïs Kien, Collectif Kom.post, Aminata Labor, Camille Louis, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger », Mélanie Papin, Malika Rahal, Caroline Rolland-Diamond, Pauline Simon, Mathilde Villeneuve.

Des documents et œuvres affichés dans la ville de Gérard Aimé, Joël Auxenfans, Laurent Lacotte, Barbara Manzetti et les auteurs de l’association « Rester. Étranger », Marianne Mispelaëre, Jean Pottier, Aymeric Vergnon d’Alançon.

Un commissariat collectif de Laurence Dupouy-Veyrier, Sandrine Moreau, Christophe Cuzin, Mathilde Villeneuve, Anaïs Kien, Julien Duc-Maugé, Philippe Quesne.

57 boulevard de Pesaro
92000 Nanterre
TARIFS
Entrée libre

Jeudi 22 mars

PRINTEMPS DES UTOPIES ET DES LIBERTÉS

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


(programme complet à venir)

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

28 mars - 15 avril

ÉDITION 1969 DE LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS

La Cinémathèque française

Projection


A l'occasion des 50 ans de la Quinzaine des Réalisateurs.

une tentative originale, jamais réalisée :

la reproduction grandeur nature de la toute première Quinzaine des Réalisateurs en mai 69, avec la quasi intégralité des films qui furent présentés, à découvrir (ou redécouvrir) dans les salles de La Cinémathèque française du 28 mars au 15 avril 2018 !

La Cinémathèque française rend ainsi hommage à cette section parallèle du Festival de Cannes, créée en juin 1968 à l’initiative de la Société des Réalisateurs de Films (SRF) et engendrée par le mouvement d’un monde artistique en quête de liberté. Le meilleur du jeune cinéma du monde entier des années 1960 et 1970 fut montré dans ce cadre, révélant de futurs grands auteurs internationaux (Philippe Garrel, Glauber Rocha, Nagisa Oshima…). À son commencement, La Quinzaine des réalisateurs a été la vitrine du bouillonnement idéologique et esthétique de son temps. Comme le fac-similé d’une époque en pleine effervescence.

La Cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012 Paris

Samedi 7 avril

FOOFWA D'IMOBILITÉ - DANCEWALK

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Dans le cadre du Festival Extraball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Danseur et chorégraphe, interprète du célèbre chorégraphe américain Merce Cunningham, Foofwa d'Imobilité est aussi l’enfant terrible de la danse contemporaine suisse. Ses œuvres, qui relèvent de la danse pure et du théâtre expérimental, sont surprenantes d'inventivité et d’humour. Passionné par le rapport entre le sport et la danse, il invente une activité hybride le « dancerun », une course/danse sur plusieurs kilomètres. Il explore aussi le lien entre public et œuvre chorégraphique, la notion de corps numérique ou l’historicité du corps dansant. Ses œuvres vont souvent à l’encontre du minimalisme contemporain. Elles sont plutôt « surmodernes », selon le concept développé par Marc Augé, car souvent en lien avec la surabondance d’information de nos sociétés contemporaines. Ses pièces ou performances récentes, tel Utérus, pièce d’intérieur (2014), Soi-même comme un autre (2014) et Dancewalk – 100 kilomètres de danse et de musique (2015), se concentrent sur une pratique de « l’êtreprésentlibre » qui permet aux œuvres d’être perméables à l’imprévisibilité, la spontanéité et l’authenticité. Ses « dancewalk », où les spectateurs sont invités à le rejoindre, offrent une perspective artistique sur l’acte de marcher. À l’occasion de Mondes possibles, Foofwa d’Imobilité lance le projet fou d’une « dancewalk » entre le Centre Culturel Suisse, situé au centre de Paris, et le théâtre Nanterre-Amandiers…

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre

Samedi 7 avril

ROMAN SIGNER - PERFORMANCE

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Dans le cadre du Festival Extraball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Depuis le début des années 1970, les œuvres du Suisse Roman Signer activent et réactivent des paradoxes. Les micro-spectacles ou non événements qui résultent de chacune de ses œuvres interrogent l’économie du spectacle, l’idée du rendement, l’obsession de l’efficacité et notre enracinement profond dans le fonctionnalisme. Principalement connu pour ses « actions » et régulièrement étiqueté comme artiste pyrotechnicien ou « artiste de l’explosion », Signer refuse cependant de se laisser circonscrire par l’abondante littérature et les commentaires gravitant autour de son œuvre. Le format même qu’il a inventé englobe indifféremment la performance, la sculpture, le dessin, l’installation, la photographie et la vidéo. Il s’agit de révéler, voire de suspendre le processus de création afin de structurer le temps, d’attirer le regard sur l’ « à peine » visible. Signer s’évertue ainsi à reproduire ce moment magique, devenu quasi rituel dans son travail : celui ou la furtive transformation de la forme et de la matière est rendue possible. Il combine la simplicité des gestes ou des objets à la complexité de dispositifs techniques et de phénomènes physiques qu’il déclenche sans pour autant vouloir les contrôler. Roman Signer invente pour Mondes possibles et Nanterre-Amandiers une nouvelle performance.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre

7 avril - 26 mai, les samedis

LES FRÈRES CHAPUISAT - LE VILLAGE HOODOO (INSTALLATION MONUMENTALE)

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Exposition


Dans le cadre du Festival Extraball (avec le Centre Culturel Suisse - Paris)

Connus pour leurs installations éphémères, aux confins de la sculpture, de la structure et de l’architecture, les frères Chapuisat travaillent souvent de manière collective. Parfois habitables, leurs installations transforment l'espace et sollicitent souvent la participation active des visiteurs en les mettant dans la position d'explorateurs. Ces environnements créés perturbent les habitudes visuelles, sensitives et corporelles afin de tester les capacités physiques des « explorateurs ». Souvent comparées à des cocons ou des terriers, les œuvres des frères Chapuisat provoquent des réactions émotionnelles ambiguës. Comme des rêves dans lesquels se mêleraient curiosité, surprise et inconfort. Invités pour Mondes possibles à concevoir une grande installation spécifique pour le plateau du théâtre Nanterre-Amandiers, les artistes expérimentent leur premier projet scénographique.

Durant les deux mois, l'installation vivra au rythme des différentes activations par d'autres artistes et des évènements qui se dérouleront dans cet environnement (Massimo Furlan et ses Héros de la pensée, Lancelot Hamelin et sa récolte de rêves Nanterriens, Les Ateliers de politique terrienne de Bruno Latour et ses confrères, Radio Agora la radio citoyenne de Nanterre, etc).

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre

17 avril - 26 août

ICÔNES DE MAI 68. LES IMAGES ONT UNE HISTOIRE

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Exposition


50 ans après les événements de mai-juin 1968, cette exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective. Elle permet de suivre la trajectoire d’images célèbres – les portraits de Daniel Cohn-Bendit face à un CRS par Gilles Caron et de la « Marianne de 68 » de Jean-Pierre Rey ; de comprendre comment et pourquoi la mémoire visuelle de Mai 68 se conjugue en noir et blanc alors que les événements ont été couverts en couleurs par la presse de l’époque ; de découvrir qu’en marge de la presse magazine, des initiatives d’expositions et de projections photographiques ont vu le jour face à une vision médiatique dominante des faits ; ou encore de saisir pourquoi la première « nuit des barricades » – qui fit « monter à la une » des magazines les affrontements de mai 1968 – n’a paradoxalement laissé aucune image persistante, aucune icône… Autant de clés pour appréhender le rôle majeur des acteurs médiatiques et éditoriaux dans l’élaboration des représentations des faits.

TARIFS
tarif plein 9€, tarif réduit 7€

28 avril - 20 mai

MAI 68 - ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Centre Pompidou

Exposition


Mai 68 – Assemblée Générale propose une histoire présente de mai 68 sous forme de réactivation en trois axes majeurs :

  • une grande fresque visuelle réalisée à partir des affiches et slogans de l’époque (Les palissades) ;
  • un lieu de paroles (L'amphi) et d’échanges entre la génération 68 et la jeune génération actuelle ;
  • 9 ateliers théoriques et pratiques (Les Nouveaux Ateliers Populaires) portés par des étudiants d’écoles d’arts et d’universités dans un esprit d’échanges avec le public.

Dans le Forum -1 du centre Pompidou, de 11h à 21h

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

30 avril - 18 mai

POUR UNE HISTOIRE DES ANNÉES 68

Centre Pompidou

Colloque/Conférence/Débat


Un cycle de 12 mini-conférences d’historiens sur les années 68, une proposition de Philippe Artières, directeur de recherche au CNRS.

Chaque jour, pendant une heure, au moment de la pause déjeuner, un.e historien.ne vient faire le point sur l'état des recherches sur un aspect de l'histoire des Années 68 : des mouvements de 1967 en Guadeloupe a l'agité Festival d'Avignon de l'été 1968, en s'arrêtant sur les grandes grèves ouvrières..., le point sur cette histoire collective et décentrée.

Tous les jours de la semaine de 12h30 à 13h30 pendant la durée de l’événement « Mai 68 – Assemblée Générale », au Forum -1 du Centre Pompidou

Programme des interventions :

Lundi 30 avril : Michelle Zancarini

Mercredi 2 mai : Danielle Tartakowsky

Jeudi 3 mai : Philippe Artières

Vendredi 4 mai : Boris Gobille

Lundi 7 mai : Xavier Vigna

Mercredi 9 mai : Beatrice Fraenkel

Jeudi 10 mai : Emmanuelle Loyer

Vendredi 11 mai : Emmanuelle Giry

Lundi 14 mai : Ludivine Bantigny

Mercredi 16 mai : Robi Morder, avec Jean-Philippe Legois et Alain Monchablon

Jeudi 17 mai : Francois Cusset

Vendredi 18 mai : Julien Hage

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
TARIFS
Entrée libre

2 mai - 29 juillet

EXPOSITION CHRIS MARKER

La Cinémathèque française

Exposition


« Tant que la misère existe, vous n’êtes pas riches. Tant que la détresse existe, vous n’êtes pas heureux. Tant que les prisons existent, vous n’êtes pas libres » - Chris Marker

Chris Marker, l’exposition (3 mai – 29 juillet 2018) sera consacrée à un cinéaste aussi discret qu'influent, qui a eu autant de vies qu'un chat, son animal totémique et porte-parole, mais qui n'était ni frileux ni sédentaire : Chris Marker, cinéaste du joli mai par excellence, ses 1000 vies, ses films-essais et son insatiable curiosité – qui fit de lui l'un des pionniers du net et renforça encore son image de chamane.

Avec cette exposition, La Cinémathèque française réaffirme son rôle de musée vivant du cinéma puisque ce sera la première fois que son gigantesque Fonds Marker sera dévoilée au public. L’œuvre de Chris Marker est une plongée d’une richesse sans égal dans notre histoire politique, artistique et technologique. Avec engagement et courage, avec humour et intelligence, ses films, de La Jetée à Sans Soleil, des Statues meurent aussi au Fond de l’air est rouge et à Chats perchés, mais aussi ses photographies et installations multimedia éclairent notre époque.

Conçue par la Cinémathèque française et coproduite par Bozar, l’exposition montre le parcours complexe de Chris Marker (1921-2012), écrivain, homme d’édition, réalisateur, voyageur, photographe, musicien et artiste numérique. Elle accorde une grande place à Mai 68 et révèle l'activiste, l'homme des collectifs, le monteur, l’homme engagé, en France mais aussi à l’étranger et en amont de Mai 68. Elle met en valeur sa culture cinématographique ainsi que les modalités de production et de diffusion des collectifs de l’époque dans lesquels il s’est investi, notamment Slon, ISKRA et les Groupes Medvedkine.

Commissariat : Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, en collaboration avec Florence Tissot.

Autour de l’exposition :

  • Un programme original et surprenant de films et de vidéos, des conférences et des débats.

  • Le catalogue de l'exposition Chris Marker

Une coédition Actes Sud / La Cinémathèque française / Bozar

Un ouvrage collectif sous la direction de Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, en collaboration avec Florence Tissot.

cet ouvrage de référence réunit plus de trente textes de spécialistes de l’œuvre de Chris Marker et une riche et inédite iconographie principalement issue des collections de La Cinémathèque française.

400 pages - 400 illustrations - 42€ - Parution avril 2018.

  • Nouvelles Editions des Ecrits de Chris Marker : Des Mots pour des Films - Commentaires 1953-2004

Editions Actes Sud - Collection Thesaurus

800 pages environ - 25€ (à confirmer) - Mise en vente le 18 avril 2018

  • Un site internet donnant accès à de nombreux documents supplémentaires.

L'exposition ouvrira ses portes le 3 mai, tous les jours (sauf mardis) de 12h à 19h

Programme détaillé à retrouver sur le site de la Cinémathèque française.

La Cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012 Paris
TARIFS
PT : 11€ - TR : 8,5€ - Moins de 18 ans : 5,5€ Accès libre pour les Libre Pass.

2 et 3 mai

GLOBAL 68 | SOLIDARITY IN ALLIANCES AND GLOBAL HISTORY

Fondation Maison des sciences de l'homme

Colloque/Conférence/Débat


Paris | Nanterre | Londres

Une série de conférences organisée par Françoise Vergès (Collège d'études mondiales, FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, University of London) et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre).

2 mai | 68 et les luttes dans le monde - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai | Racisme, Tiers monde, Féminisme et Luttes aujourd’hui - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai | Angela Davis et Tariq Ali « Solidarité et alliances » - Théâtre Nanterre-Amandiers

4 mai | Les contestations politiques et artistiques, 68 et après - Université Paris Nanterre

5 & 6 mai | Birkbeck, University of London

54 boulevard Raspail
75006 Paris
TARIFS
Entrée libre

3 mai - 17 septembre

68, LES ARCHIVES DU POUVOIR

Archives nationales (site de Paris)

Exposition


68, les archives du pouvoir

Exposition du 3 mai au 17 septembre 2018 de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermé le mardi et les jours fériés

Archives nationales – site de Paris hôtel de Soubise

À l’occasion du 50e anniversaire de 68, les Archives nationales organisent une exposition présentant les événements de mai-juin 1968 vus par le pouvoir en place.

10 millions de grévistes, une jeunesse dans la rue, un service public à l’arrêt, une économie paralysée : l’État fait face à une crise sociale majeure qui menace de le déstabiliser. L’ensemble du territoire national est concerné, tous les secteurs d’activité sont touchés.
La Présidence de la République, les membres du gouvernement, les agents des administrations centrales, la Cour de sûreté de l’État sont autant d’exemples de figures et de lieux d’autorité qui cherchent alors à endiguer la contestation, à assurer la permanence de l’État.

Archives nationales
(site de Paris)

60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
TARIFS
Plein tarif : 8 €, tarif réduit :5 €

Jeudi 3 mai

ANGELA DAVIS & TARIQ ALI - RENCONTRE

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Dans le cadre de Global 68, Collège d'études mondiales (FMSH), Université de Pittsburgh, Birkbeck College et Université de Nanterre, Paris et Londres, 2-6 mai 2018.

En revenant sur les événements de 1968 dans le monde avec un focus sur le Sud Global, du Vietnam à l’Afrique du nord et du sud et l’Amérique Latine en lien avec l’Europe et les États-Unis, Global 68 fera revivre les aspirations, énergies, mémoires et histoires de ce mouvement pour les ouvrir à une nouvelle génération de militants.

Angela Davis, philosophe, militante féministe et antiraciste africaine-américaine, professeur émérite à l’Université de Santa Cruz est mondialement connue pour sa lutte contre le racisme et le sexisme, sa critique du système carcéral et son mouvement pour l’abolition des prisons. Communiste, élève de Marcuse et Adorno, membre du Black Panther Party, elle fut emprisonnée deux ans en 1970, après avoir été inscrite sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Son arrestation entraîna un mouvement de solidarité mondiale. Acquittée lors de son procès, elle reprit son militantisme tout en devenant une universitaire de grand renom. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, dont S’ils frappent à la porte à l’aube (Éditions sociales, 1971), Femmes, race et classe (Des femmes, 1983) et Autobiographie (Albin Michel, 1975) et le dernier, Blues et féminisme noir, 2017.

Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique d’origine pakistanaise. Après avoir organisé des manifestations contre la dictature militaire au Pakistan, il doit émigrer en Angleterre où il poursuit des études de philosophie, de politique et d'économie à Oxford. Membre du International Marxist Group et du trotskysme, Tariq Ali est membre du comité de parrainage du Tribnunal Russel sur la Palestine et de la rédaction de New Left Review. Il publie régulièrement dans des journaux et revues. Auteur de plusieurs ouvrages critiques comme The Extreme Centre : A Warning, 2015, ou traduit en français, Les dilemmes de Lénine, Terrorisme, guerre, empire, amour, révolution (2017) il a aussi publié des romans dont plusieurs ont été traduits en français comme La nuit du Papillon (2011), Un Sultan à Palerme (2010) ou Le livre de Saladin (2008).

Françoise Vergès, politologue réunionnaise, Chaire Global South(s), FMSH, militante féministe antiraciste. Dernier ouvrage, Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme, 2017.

Marcus Rediker, historien, professeur de l'histoire atlantique et titulaire de la chaire du Département d'Histoire à l'Université de Pittsburgh, essayiste et militant nord-américain. Dernier livre traduit en français, Les hors-la-loi de l'Atlantique : Pirates, mutins et flibustiers, 2017.

Les échanges en anglais seront traduits.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre

Vendredi 4 mai

GLOBAL 68 | SOLIDARITY IN ALLIANCES AND GLOBAL HISTORY

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


Paris | Nanterre | Londres

Une série de conférences organisée par Françoise Vergès (Collège d'études mondiales, FMSH), Marcus Rediker (University of Pittsburgh), Oscar Guardiola-Rivera (Birkbeck, university of London), et Sylvie Robic (Université Paris-Nanterre).

2 mai 2018 - 68 et les luttes dans le monde - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai 2018 - Racisme, Tiers monde, Féminisme et Luttes aujourd’hui - Fondation Maison des sciences de l'homme

3 mai 2018 - Angela Davis et Tariq Ali « Solidarité et alliances » - Théâtre Nanterre-Amandiers

4 mai 2018 - Les contestations politiques et artistiques, 68 et après - Université Paris Nanterre

5 & 6 mai 2018 - Birkbeck, University of London

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre

Vendredi 4 mai

ESCIF, "OPEN BORDERS"

Palais de Tokyo

Exposition


Le Palais de Tokyo invite l’artiste Escif à déployer, sur la façade arrière de son bâtiment, une peinture monumentale sur laquelle il va reproduire les écritures qui accompagnaient les révoltes étudiantes de Mai 68 et les graffitis tracés clandestinement par les visiteurs dans les toilettes du Palais. Il va également déplacer en trompe-l’oeil les éléments qui la composent (portes, escaliers de secours, drapeaux officiels).

La composition générale de la peinture reprendra celle du jeu de société Serpents et échelles qui plonge le joueur dans un parcours entre vice et vertu. Une manière pour l’artiste de rendre à la rue le graffiti en questionnant la part de situationnisme et de politique qui anime l’action d’écrire sur les murs depuis les grottes pariétales jusqu’aux rues et souterrains actuels, tout en prolongeant la célèbre citation de Duchamp qui affirmait que « l’art est un jeu entre tous les hommes de toutes les époques. »

Escif est né en 1980, il vit et travaille à Valence en Espagne. Issu d’une pratique de graffiti mêlée à une formation en école d’art, Escif s’invite dans l’espace public en peignant des muraux libertaires qui questionnent les luttes actuelles, les mouvements de résistance, les méfaits du capitalisme et les problématiques environnementales qui troublent notre époque.

Il est intervenu notamment sur la façade du Musée d’Art Moderne de Valence (Espagne, 2017), au sein du musée Power Station of Art à Shanghai (Chine, 2016) ou encore dans le cadre du projet « Dismaland » organisé par Banksy à Weston-supermare (Angleterre, 2015). Il réalise de nombreux projets dans des contextes urbains, toujours en contact direct avec le public et la réalité du quotidien. Escif travaille actuellement sur un projet monumental de reforestation par l’art d’une colline du golfe de Sapri, en Italie. Il a auto-édité en 2015 sa seconde monographie « Elswhere » et explique en détail ses projets sur son site streetagainst.com.

Commisaire : Hugo Vitrani

Palais de Tokyo
13 avenue du président Wilson
75116 Paris
TARIFS
Intervention sur la Façade du Palais de Tokyo. Côté rue de la Manutention.

4 - 31 mai

ATELIERS DE POLITIQUES TERRIENNES

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Bruno Latour, Frédérique Aït-Touati, Emanuele Coccia, Camille Louis & SPEAP

Humains, microbes, champignons, virus, pesticides : sur Terre cohabitent des mondes en friction permanente. La confrontation a lieu entre les différentes écologies, entre les différents mondes, et leurs manières de représenter la Terre et de l’occuper. Les Ateliers de politiques terriennes proposent de remettre en chantier la manière dont l’Occident s’est représenté le monde habitable.

En 2015, SPEAP (le programme d'expérimentation en arts politiques) et 200 étudiants venus du monde entier avaient imaginé Le Théâtre des Négociations, une conférence internationale sur le climat jouée en public six mois avant la COP21 et l’accord de Paris. Nous souhaitons cette fois expérimenter une forme de confrontation qui soit en dehors des formes d’assemblée habituelles, en partant de l’hypothèse que les peuples de Gaïa ne négocient pas à proprement parler : ils explorent, occupent, partagent, bougent. Comment faire entendre leurs doléances ? Nous ne sommes pas en 1789 : il ne s’agira pas de porter une revendication à un souverain. Chaque doléance proposée par un participant ou un collectif devra être d’emblée un projet de monde possible et de monde commun. Nous avons besoin de nouveaux cosmogrammes (des modèles de monde constitués de rituels, artefacts, totems, danses et images) qui permettraient de passer du monde humain vers un monde plus-qu’humain.

En mai 18, nous invitons les différents peuples de Gaïa (qui restent à définir !) à inventer et négocier leurs cosmogrammes au Théâtre des Amandiers, dans des ateliers ouverts au public et animés par des collectifs, des étudiants et des artistes.

Loin du modèle unique de l’assemblée (la Nation, l’Assemblé Générale), ils réfléchiront à d’autres propositions formelles, à d’autres manière de prendre la parole et de faire corps politique. Il sera en particulier question des modalités d'écoute des revendications du public, des nouvelles formes​ ​de​ l’activisme​ ​et​ ​des nouvelles manières de​ ​faire ​monde commun.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre

4 - 31 mai

LANCELOT HAMELIN & DUNCAN EVENNOU - THE LIGHT HOUSE PROJECT / BANDE DE RÊVEURS

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Depuis 2014, Lancelot Hamelin et Duncan Evennou arpentent les rues de la ville de Nanterre pour recueillir des récits de rêve. Pendant les élections présidentielles, avec une vingtaine de jeunes chercheurs et artistes, ils ont recueilli plus de 2000 pages d’entretiens oniriques auprès des habitants de la ville. Chaque témoin onirique a donné son email, et est entré dans ce que nous appelons le Cercle des Rêveurs. Chaque entretien a été retranscrit, avec une fiche sur le rêveur et les conditions de l’entretien afin d’être archivé. Un outil en ligne permet d’interroger l’archive afin de consulter et créer de nouveaux récits. Les entretiens sont exposés et édités sur de fins rouleaux de papier à facturette pour ne pas en interrompre le fil. Cette saison, à l’occasion de Mondes Possibles, Light House Project restitue les témoignages oniriques aux habitants de Nanterre.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre

4 - 26 mai

GWENAËL MORIN - RE-PARADISE (D’APRÈS LE LIVING THEATER)

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Gwenaël Morin

Le metteur en scène et directeur du Théâtre du Point du Jour à Lyon, Gwénaël Morin, qui aime les vastes aventures épiques, réinvestit pour Mondes possibles le théâtre de verdure et revisite le spectacle mythique du Living Theater Paradise Now. En 1968, le Living Theatre de Julian Beck et Judith Malina fait scandale au 22e Festival d’Avignon. Le Living, précédé en France par sa sulfureuse réputation, est invité pour donner trois de ses œuvres au cloître des Célestins. Antigone, d’après un texte de Brecht, Small Mysteries et leur, depuis fameux, Paradise Now… Le 24 juillet, lors de la représentation de Paradise Now, Julian Beck prône un théâtre qui doit « sortir de sa prison » et envahir la rue. Après le spectacle déjà très « corsé », selon les observateurs puritains de l’époque, un défilé « débraillé » et contestataire s’improvise dans les rues de la ville festivalière, aux cris de « Le théâtre est dans la rue ! » Dès le lendemain, le maire, sans doute sur l’injonction du préfet, et à la suite de plaintes d’une partie du public, demande au Living de substituer à son Paradise Now une des deux autres pièces de son programme. Paradise Now entre dans la légende…

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre

4 - 13 mai

SANJA MITROVIĆ - MY REVOLUTION IS BETTER THAN YOURS

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


En mai 2018 se sera écoulé un demi-siècle depuis les émeutes et les grèves de mai 1968. Les manifestations des étudiants parisiens n’étaient cependant que l’une des facettes d’un phénomène mondial. Mais tandis que nombre de jeunes étudiants et de travailleurs de l’Ouest aspiraient à une utopie socialiste, leurs homologues de l’Est étaient confrontés aux failles des sociétés socialistes dans lesquelles ils vivaient. C’est cette double perspective qu’explore Sanja Mitrović dans son nouveau spectacle My Revolution Is Better Than Yours. En collaboration avec un groupe d’interprètes venus de Serbie et de France, la metteuse en scène propose une enquête personnelle et ludique mettant en parallèle les représentations et l’héritage de 1968 en Serbie et en France afin de réfléchir au sens universel de la protestation. My Revolution Is Better Than Yours questionne le présent à travers le prisme de 1968, s’interrogeant sur l’(im)possibilité des révolutions aujourd’hui, sur les idéaux, les croyances et les sacrifices nécessaires pour les déclencher ainsi que sur leurs représentations au théâtre.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Réservations sur nanterre-amandiers.com

5 et 12 mai

PASCALE MURTIN / GRAND MAGASIN - ÉPARPILLER / CONCERT DISPERSÉ

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Pascale Murtin / Grand Magasin

Voici un concert dispersé dans la nature dont aucun des auditeurs n’a la même perception. Le spectateur est invité à se déplacer librement pour écouter une succession de duos, trios, ou quatuors vocaux. Ceux-ci se font entendre simultanément en différents points du site. Les voix ne sont pas sonorisées, l’objectif étant d’expérimenter l’acoustique du plein air (y compris dans l’audibilité minimum). Il y a un rendez-vous horaire précis de début mais aucun parcours ne sera imposé ni même suggéré. Aucune nécessité pour les auditeurs à se suivre ou à attendre. Il n’y aura pas une ligne de départ mais plusieurs points d’entrée. Le matériau musical consiste en une quinzaine de chansons à plusieurs voix composées par Pascale Murtin. Brèves, polyphoniques, à la fois simples et sophistiquées, évoquant de loin le répertoire des chorales amateurs tout en évitant les références marquées de style, ces objets musicaux serviront en l’occurrence et avant tout de prétexte à une expérimentation acoustique et visuelle des distances dans le paysage.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Accès libre

12 - 20 mai

IMAGES EN LUTTE - EVÉNEMENTS ASSOCIÉS

Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts)

Colloque/Conférence/Débat


En écho à l’exposition Images en Lutte (1968-1974) et au 50e anniversaire de mai 68, les Beaux-Arts organisent un ensemble d’événements conçus comme autant de réflexions sur le contexte politique contemporain.

Du 12 au 20 mai, dans l’enceinte des Beaux-Arts, se succéderont ainsi, en dialogue avec une jeune génération d’artistes, un salon, des performances, des conférences ainsi qu’une exposition d’affiches dans l’espace public.

68e EDITION DE JEUNE CREATION

En 1968, le 19e salon de la Jeune peinture ne s’est pas tenu, la plupart des artistes de l’association participant à « L’atelier Populaire des Beaux-Arts » et aux manifestations. Cinquante ans plus tard, l’édition 2018 du salon aura exceptionnellement lieu dans l’enceinte des Beaux-Arts.

RENCONTRES, PERFORMANCES

  • Journée d’étude organisée par l’Université-Paris-Est Marne-la-Vallée en partenariat avec « AWARE -- Artistes femmes » et la participation de l’atelier Nathalie Talec : « La performance : un espace de visibilité pour les femmes artistes ? »

  • Présentation des objets produits avec les étudiants des Beaux-Arts par la Maison d’édition WE DO NOT WORK ALONE.

  • Atelier du collectif ABOUT A WORKER.

  • Atelier avec un groupe d’étudiants de l’université de Sheffield Hallam.

LE CHOIX D'UN COLLECTIONNEUR

Passionnés par cette période, Hedieh et Jean-Marc Loubier ont rassemblé un ensemble impressionnant d’affiches, revues et tracts liés à Mai 68 et aux révoltes politiques mondiales du tournant des années 60-70. Un choix de ces documents sera présenté pour la première fois au public dans les Galeries droite et gauche du Palais des Etudes.

AFFICHES DESSINEES PAR DES ARTISTES POUR L’ESPACE PUBLIC

Une vingtaine d’artistes internationaux ont dessiné des affiches sérigraphiées pour les Beaux-Arts présentées pendant deux semaines sur les mats drapeaux de la ville de Paris.

NUIT DE LA PHILOSOPHIE

Réunissant des domaines ordinairement séparés (la philosophie universitaire, l'art, la société civile), l'événement créé en 2010 par Mériam Korichi, s'emparera des Beaux-Arts de Paris cinquante ans après Mai 68, déplaçant les philosophes sur le terrain même de l'art.

Coordination artistique : Armelle Pradalier

Avec le soutien de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier

Beaux-Arts de Paris
(Palais des Beaux-Arts)

13, quai Malaquais
75006 Paris

Samedi 12 mai

MASSIMO FURLAN & CLAIRE DE RIBAUPIERRE - LES HÉROS DE LA PENSÉE

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Massimo Furlan & Claire de Ribaupierre

À l’intérieur de l’installation des frères Chapuisat, sur le grand plateau de Nanterre-Amandiers et pendant vingt-quatre, Après la fin, le camping, un projet imaginé par Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre réunira penseurs et chercheurs de différentes disciplines (histoire, anthropologie, sociologie, philosophie, littérature…) afin d’envisager un autre monde possible. Un congrès marathon aux allures spectaculaires et performatives pour une nouvelle exploration de la pensée réjouissante et ludique. Pour reprendre une utopie énoncée par Roland Barthes et par Michel Foucault à la fin des années 1960, Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre envisagent la « mort de l’auteur » en tant que personne reconnaissable, isolée, spécialisée, autorisée, identifiée…Sous forme d’abécédaire, l’assemblée réunie mettra en jeu la question de la pensée en mouvement, de la collectivité et du collectif.

En quête de sincérité, de discrétion et peut-être de modestie : les idées passeront par des récits, des anecdotes, des chemins de traverse afin de trouver une façon de dire le monde sans l’affirmer, sans autorité ni droit d’auteur. Il s’agit, par des histoires simples, de montrer une pensée complexe au travail, en mouvement, jamais figée. En ayant recours à des exemples, des situations, des expériences. Les pensées peuvent se développer, s’échanger, se raconter dans le jeu, dans la fête, dans l’attention à l’autre. Tout cela comme une sorte de danse macabre, inquiétante et joyeuse, qui célèbre aussi bien la fin que la renaissance.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre

15 et 16 mai

LES ANNÉES 68 ET LA FORMATION DES ARCHITECTES. PERSPECTIVES INTERNATIONALES

Cité de l’architecture & du patrimoine

Colloque/Conférence/Débat


La France n’a pas eu le monopole du «moment 68», qui fut propice au renouvellement des pédagogies de l’architecture, de Yale à Porto, de Venise à Paris. Au cours des années 60 et 70, les débats ont légitimé des changements de paradigmes théoriques, des alternatives constructives, certaines liées à l’émergence de l’écologie, comme aussi l’ouverture aux sciences humaines ou aux expérimentations mathématiques et informatiques…

Ce colloque cartographie/évalue une série d’expériences pédagogiques menées alors dans le monde : ont-elles « fabriqué » des architectes prêts à embrasser la diversité des métiers de l’architecture ou, a contrario, pris des positions culturelles et politiques différenciées ? La vague réformatrice a-t-elle produit de nouvelles visions du rôle des architectes ?

15 mai 2018 Cité de l’architecture & du Patrimoine
16 mai 2018 Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
Gratuit. Sur inscription

16 mai - 17 septembre

MAI 68. L’ARCHITECTURE AUSSI !

Cité de l’architecture & du patrimoine

Exposition


Mai 68, fini les Beaux-Arts, on invente! Quoi, vers où? On verra bien…

Les directions que prennent l’architecture et son enseignement à partir du milieu des années 1960 sont multiples et les carrefours parfois dangereux. Les premiers troubles importants éclatent à l’Ecole des Beaux-Arts autour de 1966. Ils s’accompagnent d’une revendication des étudiants en architecture les plus avancés pour la Théorie « majuscule » et pour, à la clé, un statut d’intellectuels, reposant sur l’apport décisif des sciences humaines dans la formation des architectes.L’engagement est politique – à gauche cela va de soi – mais aussi intellectuel, indissociablement tendu vers le renouveau théorique : c’est l’heure du structuralisme spéculatif avec son « effet-logie » qui emprunte autant à la logique mathématique qu’à la linguistique.

Conscients d’un changement inéluctable, les pouvoirs publics avaient bien tenté d’accompagner ce mouvement depuis un certain temps. Ils avaient élaboré un projet de réforme de l’enseignement - que Mai 68 vient faucher. Dès la rentrée suivante, l’architecture et son enseignement se réinventent, hors du cénacle des Beaux-arts, dans de nouvelles « unités pédagogiques d’architecture » (UPA) autonomes. La génération qui s’y forme, même si elle se fédère d’abord sur le rejet de l’héritage, crée de l’idéal et cherche à transmettre quelques références et représentations partagées.« Années tournantes », les années 1968 s’étirent jusqu’au vote, en 1977, d’une Loi sur l’Architecture qui relaie en partie l’agitation pionnière. Son contenu général déplace notamment l’architecture vers le pôle de la qualité alors qu’elle était depuis la Reconstruction dominée par la quantité.

L’exposition Mai 68. L’architecture aussi invite à revisiter ce champ des possibles, cette vingtaine d’années (1962-1984) qui vit le renouvellement de l’enseignement accompagner celui de l’architecture, de l’urbanisme et des professions qui leur sont attachées.

Le refus virulent de l’héritage ou tout au moins son évolution, l’engagement de ceux qui ont fait des années 1968 un moment de basculement, la réinvention des formes et des contenus pédagogiques qui s’en est suivie et enfin les hypothèses qui furent formulées alors pour la société et l’architecture, sont les grandes thématiques qui permettent d’analyser cette aspiration à faire de l’architecture autrement.

Cité de l’architecture & du patrimoine
1, Place du Trocadéro
75016 Paris
TARIFS
Achat des billets en ligne ou en caisse

Jeudi 17 mai

JOURNÉE D'ÉTUDE "LES MONDES DE 68"

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Colloque/Conférence/Débat


Cette journée d’étude étudie notamment la réception des événements des pays de l’est dans la presse française et analyse l’histoire visuelle de Mai 58 à travers ses icônes, ses images, ses affiches et ses photographies journalistiques..

Introduction : Michèle Zancarrini-Fournel

9h30/13h : International : quelles inscriptions mémorielles immédiates, quels silences ?

Présidence de séance : Philippe Artières

L’Europe de l’Est : autour des évènements de Prague

Les événements de Prague dans la presse française, Aurélien Brossé, Département Droit, économie politique / BnF

La Pologne en 1968, par Jean-Yves Potel

Entre France et Allemagne

Dialogue entre Ingrid Gilcher-Holtey et Ludivine Bantigny, animé par Jean-François Sirinelli

14h30/18h30 : Histoire visuelle de 1968

Présidentes Dominique Versavel et Audrey Leblanc

Icônes de Mai 68

Ateliers et affiches de Mai 68, par Jil Daniel

Archives de mai-juin 1968 du préfet Maurice Grimaud, photographies du fonds de la préfecture de police, par Véronique Figini et Emmanuel Blanchard

Circulation des icônes photojournalistiques de la guerre du Vietnam, par Camille Rouquet

Les Images ont une histoire

Industrie photographique et éditeurs d’imaginaires (1863-1918), par Marie-Eve Bouillon

Fonds photographiques et banques d'images, par Estelle Blaschke

Colloque, Petit auditorium,
9h30 - 18h30, Entrée libre

TARIFS
Entrée libre, Petit auditorium

18 - 20 mai

SARAH VANHEE / CAMPO - UNFORETOLD

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Performance/Spectacle


Sarah Vanhee / Campo

Unforetold est un espace fait de questions, un espace contenant de nombreux espaces différents, se déployant continuellement via des connexions infinies possibles. Les personnes à l'intérieur de cette sphère, âgées de huit à onze ans, sont de petits êtres, experts dans la réflexion, l'évocation, la réception. Non encore complètement corrompu par des routines et des obligations. À travers leurs corps et leurs voix, ils posent des questions, évoquant des pensées et des choses, générant encore plus de questions et donc de fictions possibles pouvant devenir réalité.

Dans Unforetold, la lumière et l'obscurité jouent un rôle important. La lumière permet de voir mais aussi d'exposer violemment tandis que l'obscurité permet de se cacher et d'être caché, d'imaginer. Les ténèbres protègent l’ « unforetold » : un monde scintillant, lumineux, résonnant. Un monde d'écoute, toujours ouvert à recevoir de nouvelles réponses.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre
TARIFS
Réservations sur nanterre-amandiers.com

24 mai - 22 septembre

68, LES VOIX DE LA CONTESTATION

Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine)

Exposition


Entrée libre et gratuite du lundi au samedi de 9h00 à 16h45

Fermé le 19 juin (pour séminaire), le 14 juillet, du 4 au 18 août et le 25 août

Les documents saisis en mai-juin 1968 constituent un imposant double de papier des multiples formes que la contestation notamment étudiante ou ouvrière a prises. Faute d’arrêter le cortège et ses revendications, le pouvoir glane ses traces. Les forces de l'ordre ou la Cour de Sûreté de l'État sont des acteurs de ces saisies qui conduisent à des synthèses qui viennent nourrir les dossiers de renseignement, voire, dans un second temps, d’instruction judiciaire. Le caractère autoritaire de la saisie — dans ce que ce geste peut être interprété comme une dépossession, voire une spoliation — n’empêche pas non plus certains historiens, chercheurs de constituer des collections. La collecte est ainsi également l’affaire d'archivistes militants ou sympathisants, de bibliothécaires et de professionnels du patrimoine, dont certains se rendent sur les lieux et opèrent de véritables collectes de facto. Paradoxalement ces gestes nous permettent aujourd’hui d’accéder et d’entendre au plus près les multiples voix de la contestation du printemps 1968, de ce qui fut appelé par la suite « l'esprit 68 ».

Archives nationales
(site de Pierrefitte-sur-Seine)

59 rue Guynemer
93380 Pierrefitte-sur-Seine
TARIFS
gratuit

Samedi 26 mai

COLLECTIF KOM.POST - LA FABRIQUE DU COMMUN

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

Colloque/Conférence/Débat


Collectif KOM.POST

acteurs invisibles et qui se sont pourtant rendus audibles à travers différents documents encore gardés par les archives de la vi

La mémoire sensible et politique de 1968 réside moins dans le grand récit des faits que dans ce qui a été fait par des petits gestes, des

lle. Si une archive n'existe qu'au moment où elle est interrogée, il s'agit ici de faire exister l'archive en interrogeant celles et ceux qui, à Nanterre, par leur manière « d'occuper » les systèmes dans lesquels ils sont pris, viennent tordre quelque chose du récit unique et de la politique de l'urgence gouvernée par un seul mot : économie. C'est un tout autre oïkos (foyer) que kom.post aménagera tout au long de l'année, en allant voir les voisins et les invitant au théâtre pour, à la fin de Mondes possibles, reprendre la conversation sous la forme d'une Fabrique du commun qui réunira à, niveau égal, toutes ces voix rencontrées, collectées ou exhumées des archives avec des acteurs multiples allant de l'artiste à l'historien en passant par le technicien du théâtre ou le chef cuisinier.

Nanterre-Amandiers
Centre dramatique national

7 avenue Pablo-Picasso
92022 nanterre

Samedi 16 juin

RENCONTRES PASSAGE DES TÉMOINS

Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand)

Colloque/Conférence/Débat


Mai 68 marque une rupture dans les arts, favorise l’apparition de la culture pop, le mélange des genres et la transgression. Cet après-midi est composé de dialogues animés par Claude Eveno, entre acteurs ou grands témoins de Mai 68 confrontés à des artistes et à des créateurs d'aujourd'hui.

Tables rondes animées par Claude Eveno

Intervenants pressentis, sous réserve
—
Théâtre: Ariane Mnouchkine, Georges Lavaudant, Denis Guenoun, ou Alain Françon avec Michel Deutsch ou Julien Gosselin

Littérature: J-Christophe Bailly avec Tiphaine Samoyault —

Cinéma: Philippe Garrel, Olivier Assayas ou Agnès Varda. avec Virginie Despentes, Julia Ducournau ou Bertrand Bonnelo —

Arts plastiques: Jean-Jacques Lebel, Gérard Fromanger, Ben...

Dialogues, Petit auditorium
15h - 18h, Entrée libre

TARIFS
Entrée libre

10 - 12 octobre

COLLOQUE "LA DÉCENNIE 64-74 DANS LES SHS"

Université Paris Nanterre

Colloque/Conférence/Débat


(Programme complet à venir).

Université Paris Nanterre
200 avenue de la République
92001 nanterre
TARIFS
Entrée libre